L’Australie part en guerre contre le revenge porn

L’Australie est bien décidée à lutter activement contre le revenge porn. Le gouvernement australien vient en effet de lancer un portail national pour permettre aux victimes d’obtenir de l’aide.

Si le phénomène n’est pas nouveau, force est de constater qu’il a pris beaucoup d’ampleur au fil des années, et notamment depuis l’explosion des réseaux sociaux. Chaque année, des centaines de personnes sont donc visées par ces campagnes nauséabondes et Camberra a décidé de réagir en mettant en place un portail national dédié à la chose.

Revenge Porn FB

L’Australie est en effet durement touchée par le revenge porn.

L’Australie a lancé un portail consacré au revenge porn

Comme indiqué sur le portail en question, environ 20 % des personnes vivant sur le territoire australien ont été directement confrontés à ce problème durant cette dernière année. Les femmes étant bien évidemment les plus touchées.

Ce fameux portail a donc pour but de venir en aide aux victimes.

Il commence par expliquer la nature du phénomène en fournissant des explications détaillées sur les différents abus liés à cette pratique et en les accompagnant d’une FAQ suffisamment didactique pour pouvoir être comprise du plus grand monde.

Les internautes ont également accès à quatre modules différents.

Grâce au portail, ils peuvent ainsi découvrir comment faire une demande de suppression de contenus sur les plateformes sociales, mais également faire une déclaration ou encore contacter la police locale pour les aider à trouver une solution. Le dernier module s’adresse davantage à leurs proches et il leur dispense ainsi de précieux conseils afin de les aider à trouver les bons mots pour réconforter les victimes.

Un portail dispensant de nombreux conseils

Ce module est évidemment loin d’être anodin. Le revenge porn n’est pas seulement une pratique immorale et nocive, elle comporte aussi de nombreux risques et elle peut ainsi conduire les individus les plus fragiles à mettre fin à leur jour.

Dans ce contexte, il est évidemment indispensable d’offrir un accompagnement psychologique adapté aux victimes.

La France n’a pas encore lancé ce type de portail, mais les hautes instances de notre nation prennent le problème très au sérieux et elles ont ainsi durci la pénalisation du délit. Les personnes s’adonnant à ce genre de pratiques s’exposent en effet à une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison et 60 000 € d’amende.

Plusieurs condamnations ont d’ailleurs été prononcées au fil de ces derniers mois.