Le blob, cet incroyable OVNI biologique

Audrey Dussutour est une experte du physarum polycephalum, appelé aussi « blob », un organisme inclassable. Elle est l’auteure de Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le blob sans jamais oser le demander. Elle travaille sur le spécimen depuis huit ans. Elle a obtenu la souche auprès d’un laboratoire américain qui détenait celle-ci depuis soixante ans. Le blob présente des caractéristiques qui trompent les lois de la biologie.

Cet OVNI biologique fascine tant les internautes que les scientifiques. Ne disposant pas de cerveau, il semble pourtant doté d’une certaine intelligence. De plus, l’étrange bête est plus ou moins indestructible. Par ailleurs, les blobs peuvent se multiplier à un rythme spectaculaire. En se rencontrant, ils ont 719 chances sur 720 de se reproduire.

Blob

1,3 kilomètre carré de physarum polycephalum a été retrouvé dans les Appalaches, aux Etats-Unis.

Dépourvu de cerveau, mais intelligent

Concrètement, il s’agit d’une moisissure qui exige comme conditions favorables la fraicheur et l’humidité. Ayant un aspect semblable à une mousse jaune, cet organisme unicellulaire gluant n’est pas nocif, et ne représente donc aucune menace. Il se nourrit de champignons.

Par ailleurs, des expériences menées par des chercheurs du CNRS ont permis de savoir que le blob est doté d’une mémoire spatiale. Il est capable d’apprendre et de mémoriser des informations liées à son alimentation. Il ne passera donc pas inutilement deux fois au même endroit.

De plus, les blobs isolés peuvent coopérer et fusionner. En procédant de cette manière, les moins expérimentés d’entre eux acquièrent les connaissances des plus avisés. Cette faculté leur permet d’éviter les erreurs. Ensemble, ces microbes sans cervelle ont réussi à trouver l’issu d’un labyrinthe en empruntant le chemin le plus court.

À noter qu’une fois isolés, ils retrouvent leur mémoire initiale.

Le blob pourrait perdurer plus longtemps que l’espèce humaine

Le blob est aussi particulièrement résistant. Audrey Dussutour a expliqué qu’il arrive que la cellule soit épuisée au bout de quelques mois. Néanmoins, il suffirait qu’elle sèche pour qu’elle perde « 70 % de ses protéines » et se renouvelle. D’ailleurs, il est impossible de tuer le blob en le découpant.

En outre, grâce aux 720 compositions génétiques qui définissent son sexe (il n’y en a que deux pour l’homme), ce spécimen pourrait perdurer sur Terre plus longtemps que l’espèce humaine.

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