Le Canada va-t-il enfin se faire livrer 18 chasseurs Super Hornet par les USA ?

Le département d’État américain a autorisé que 18 chasseurs Super Hornet soient vendus au Canada. Cela fait un an que l’armée canadienne souhaitait acquérir ces avions de chasse du constructeur Boeing dans le but de remplacer sa flotte de F18 jugée obsolète. L’autorisation inclut également tous les équipements de haute technologie associés.

Le département américain de la Défense a révélé dans un communiqué que les 18 chasseurs seront livrés au Canada pour 5,23 milliards de dollars US. Ce prix inclut l’arsenal, les pièces de rechange, les logiciels ainsi que les frais liés à la mise en service des avions. Les frais d’entretien et de soutien technique à long terme ne sont pas pris en compte.

Hornet

Cette autorisation ne signifie cependant pas que l’affaire est conclue. Les autorités canadiennes sont toujours en pleine négociation avec Boeing et leurs homologues américains.

Renforcer la coopération entre les deux pays

En plus des 18 avions, le Canada prévoit également de se faire livrer vingt systèmes de radar pour les avions, mais aussi vingt canons antiaériens ou encore vingt-huit systèmes de protection radioélectrique. Le pays compte visiblement renforcer l’équipement de son armée pour mieux faire face aux potentielles menaces, qu’elles soient actuelles ou bien futures.

Toujours selon le département américain de la défense, « L’achat des chasseurs F/A-18E/F Super Hornet et l’équipement approprié permettra de renforcer la coopération avec les forces des États-Unis et celles du Canada. » Cette vente devrait également contribuer « aux objectifs de sécurité nationale et de politique étrangère des deux pays. »

Des différends avec Boeing pourraient tout annuler

Des querelles avec Boeing pourraient cependant tout compromettre. Le constructeur américain avait déposé plainte contre son homologue canadien, Bombardier, auprès du département du commerce des États-Unis. Il avait accusé la multinationale d’avoir profité de subventions fédérales pour vendre des appareils CSeries à un prix très bas.

Les autorités canadiennes ont alors fait savoir qu’elles n’hésiteront pas renoncer aux Super Hornet si Boeing ne retirait pas sa plainte. Des pourparlers seraient en cours entre Bombardier et Boeing. Cependant, d’après les rumeurs, ce dernier aurait quitté la table de négociation avant même qu’un accord ait pu être conclu.

Le département américain devrait trancher en octobre si Bombardier sera sanctionné ou pas.

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