Le cargo spatial Progress s’est désintégré dans notre atmosphère

Le cargo spatial Progress est rentré cette nuit dans notre atmosphère, conformément aux calculs et aux simulations effectuées par l’agence spatiale russe. L’opération lui a été fatale, le vaisseau s’est totalement désintégré au dessus de l’océan Pacifique.

Tout a commencé la semaine dernière, avec le lancement d’une fusée Soyouz par les russes, vers la station spatiale internationale. Un cargo se trouvait à son bord. Il avait pour mission de ravitailler l’ISS et il se présentait sous la forme d’un gros cylindre rempli de nourriture, d’eau, d’oxygène, de carburant et de matériel scientifique, avec quelques pièces détachées.

Fin Progress

Progress n’a pas survécu à sa rentrée dans notre atmosphère. Le vaisseau s’est désintégré au dessus de l’océan Pacifique.

Un incident s’est produit au moment de la séparation du troisième étage et le vaisseau a été lâché trop tôt dans l’espace, à plus de 30 km de sa destination.

Il a commencé à dériver en orbite autour de notre planète, totalement incontrolable.

Progress a été lâché à plus de 30 km de sa destination

Les russes ont essayé de reprendre la main sur le cargo, sans succès. Attiré par l’attraction terrestre, il a alors commencé à entamé une longue plongée vers notre atmosphère.

Et c’est finalement cette nuit qu’il a franchi cette barrière invisible qui nous sépare du vide intersidérale. Comme indiqué un peu plus haut, il n’a pas survécu à l’opération et il s’est littéralement désintégré dans notre ciel cette nuit, à 2h04 GMT, au dessus de l’océan Pacifique.

Plus de peur que de mal, donc. Il s’agit toutefois d’un coup dur pour l’agence spatiale russe. Progress lui a effectivement coûté 2,6 milliards de roubles, soit un peu plus de 458 millions d’euros. Le pire, c’est qu’il ne s’agit pas de son premier échec. Loin de là, même. En 2013, elle avait perdu une fusée Proton avec, à son bord, trois satellites Glonass.

L’appareil avait explosé au décollage, sans raison apparente.

Suite à cette perte, la Russie a lancé une refonte de son secteur spatial mais cela n’a visiblement pas suffit. Une enquête a d’ailleurs été ouverte pour déterminer les causes de ce nouvel échec.

Rassurez-vous cependant car la mésaventure de Progress ne met pas en danger les astronautes présents à bord de la Station Spatiale Internationale. Ils ont encore des réserves et une nouvelle livraison est prévue pour le mois de juin.

Cette fois, c’est SpaceX qui se chargera du ravitaillement.

Mots-clés espace