Clicky

Le Dark Net sert aussi à déchiffrer les lettres des sœurs possédées par le diable

Grâce au Dark Net, des chercheurs italiens ont réussi à déchiffrer une ancienne lettre datant du XVIIe siècle, une lettre signée de la main d’une sœur qui se disait possédée par le diable.

Isabella Tomasi est née en 1645 en Italie et plus précisément dans la région de la Sicile. En arrivant sur la vingtaine, la femme a eu une révélation et elle a alors décidé de rentrer au couvent bénédictin situé dans sa ville. Elle a alors changé de nom pour devenir Sœur Maria della Concezione Crocifissa.

Lettre Dark Net

En 1676, la religieuse s’est réveillée un matin couverte d’encre.

Une lettre écrite par une religieuse au XVIIe siècle

Après avoir regardé tout autour d’elle, la femme a fini par trouver une lettre rédigée dans une langue inconnue. Paniquée, elle a immédiatement appelé ses sœurs et elle leur a alors révélé qu’elle avait été possédée par le diable et que ce dernier l’avait forcé à écrire ce message.

Les religieuses l’ont cru et elles ont toutes tenté de déchiffrer la lettre sans pour autant parvenir à leurs fins. Faute de mieux, elles sont donc pris la décision de conserver le parchemin et de le transmettre aux générations futures en espérant que ces dernières finissent par trouver un moyen de déchiffrer l’étrange message.

Plusieurs experts ont tenté de déchiffrer le manuscrit durant les siècles suivants, mais aucun d’entre eux n’a réussi à faire toute la lumière sur cette énigme historique.

Le Ludum Science Center a donc monté une équipe de chercheurs pour tenter de percer les secrets de cette lettre.

Les chercheurs ont utilisé un logiciel de déchiffrement disponible sur le Dark Net pour traduire le manuscrit

Durant leur investigation, les scientifiques ont fini par entendre parler d’un logiciel de déchiffrement utilisé par les services de renseignement, un logiciel diffusé par le biais du sulfureux Dark Net. N’écoutant que leur courage, les spécialistes ont donc entrepris de le récupérer et ils l’ont ensuite utilisé pour tenter de déchiffrer la lettre de la religieuse.

Soeur Maria della Conceziona Crocifissa s’est longtemps passionnée pour la linguistique et les chercheurs ont donc pensé que sa lettre avait été écrite dans un langage inventé par ses soins, un langage basé sur plusieurs alphabets différents. Ils ont donc appris le logiciel à « lire » le latin, le grec ancien runique et le grec moderne ainsi que plusieurs autres langues répandues à l’époque dans la région.

Leurs efforts ont fini par payer et l’outil a ainsi réussi à déchiffrer une partie de la lettre. En examinant son contenu, les chercheurs ont alors réalisé que le manuscrit traitait essentiellement de la relation entre les hommes, Dieu et Satan. Le contenu manque cependant de logique et les chercheurs pensent du coup que la religieuse souffrait de trouble bipolaire ou même de schizophrénie.

Mots-clés darknetinsolite