Le FBI vient de se faire hacker !

Le FBI se trouve dans une situation assez délicate depuis le début de la semaine. Un hacker est parvenu à pénétrer les défenses du célèbre bureau américain et à dérober les noms, fonctions et coordonnées de plus de 30.000 employés dans la foulée. En tout et d’après les informations en notre possession, il aurait dérobé un peu plus de 200 Go de données.

L’attaque a été menée dimanche soir, durant le Super Bowl. Le hacker a commencé par pirater le compte mail d’un employé du département de la justice américain pour récupérer tous ses identifiants.

Hacking FBI

Le FBI s’est fait hacker dimanche dernier, de même pour le département de la justice américain.

A partir de là, il a essayé de se connecter au portail intranet mis en place par le département mais il n’a pas réussi puisqu’il ne connaissait pas le mot de passe associé au compte.

Il n’a eu besoin que d’un coup de fil pour accéder à l’intranet du département de la justice

D’après ses déclarations, il aurait donc contacté le service technique en charge du portail et il se serait fait passer pour une nouvelle recrue afin de réinitialiser le compte.

Contre toute attente, la manoeuvre aurait réussi et il se serait connecté au service dans la foulée pour récupérer toutes ces informations.

Comme indiqué un peu plus haut, ces données sont assez variées et elles concernent surtout les fonctions et les coordonnées de plus de 30.000 agents du gouvernement américain : 20.000 travailleraient pour le FBI, 9.000 pour le département de la sécurité intérieure et 1.000 dans les services de renseignement.

Toujours selon les dires de ce hacker, il détiendrait en plus 200 Go de données en provenance du département de la justice, sur les 1 To disponibles sur l’intranet.

Il n’a pas encore donné de détails mais elles contiendraient les adresses mail de certains militaires et même quelques numéros de carte bleue.

Les données de 30.000 agents ont été compromises

L’homme à l’origine de l’attaque n’a pas encore mis en ligne toutes ces données et il s’est ainsi contenté de publier un listing regroupant les noms et coordonnées des 30.000 agents évoqués un peu plus haut.

Fait intéressant, le lien a été partagé sur Twitter et il s’accompagne d’un message faisant clairement allusion à la Palestine, à Ramallah et à la Bande de Gaza. D’après le hacker, l’attaque a été menée pour trouver des réponses.

Motherboard a contacté plusieurs employés du FBI pour vérifier la véracité de ces informations et les données contenues dans le listing seraient exactes.

De son côté, le bureau a simplement déclaré qu’une enquête était en cours, tout en précisant que le hacker ne détient aucune donnée sensible ou classifiée.

En attendant, ce n’est pas la première fois qu’une institution du gouvernement américain est victime d’une attaque. Preuve en est, un adolescent est parvenu à hacker son directeur du renseignement au début de l’année.