Le maire d’un village a interdit Pokémon Go dans sa commune

Il se passe de drôles de choses dans l’Ain. Preuve en est, le maire de Bressolles, un petit village de 800 habitants a pris un arrêté visant à interdire Pokémon Go dans la commune. Pourquoi ? Pour dénoncer « l’addiction dangereuse que représente ce jeu vis-à-vis des jeunes populations ». Rien que ça. Histoire d’enfoncer le clou, le document a d’ailleurs été envoyé au principal intéressé et donc à Niantic.

Bressolles se situe dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, et plus précisément au nord-est de la ville de Lyon. Le village comptait un peu plus de 800 habitants lors du dernier recensement en 2013 et il s’étire sur une superficie de 7,93 km2.

Pokémon Go Bressolles

Les chasseurs de Pokémon, ces terribles délinquants.

Fabrice Beauvois a été élu en 2014 au poste de maire et il a ainsi succédé à André Burlet et à Alain Avrillon.

Le maire de Bressolles a visiblement une dent contre Pokémon Go

Jusqu’à présent, personne n’avait entendu parler de lui, ni même de sa commune, mais tout a changé suite à la publication d’un nouvel arrêté municipal d’un genre assez particulier.

Fabrice Beauvois ne porte effectivement pas Pokémon Go dans son coeur et il l’a fait savoir en prenant un arrêté visant à « interdire l’implantation de Pokémon sur le territoire de la commune de Bressolles ». De son point de vue, le titre de Niantic et sa « propagation contagieuse et anarchique » (sic) sont dangereux pour les habitants de sa ville.

Dangereux car il représente une véritable addiction pour les adolescents mais également pour les jeunes adultes. Pire, Pokémon Go peut même générer la création de « groupes de chasseurs », des groupes dont « il convient de prévenir l’émergence ».

Disponible à cette adresse, l’arrêté en question ne mâche en effet pas ses mots. Les chasseurs de Pokémon sont ainsi dépeints comme des brutes et même presque comme des délinquants.

Les chasseurs de Pokémon seraient-ils des délinquants ?

Il ne s’en prend pas uniquement aux joueurs cependant. En réalité, il vise davantage Niantic et The Pokémon Company puisqu’il interdit purement et simplement l’implantation virtuelle de Pokémon sur l’ensemble du territoire de la commune.

Il faut d’ailleurs savoir que le document a été envoyé aux entreprises concernées. Toute la question est maintenant de savoir si elles vont accepter de l’appliquer.

Maintenant, ce n’est pas la première fois que Niantic se retrouve dans une telle situation. L’ossuaire de Douaumont avait en effet demandé la suppression du PokéStop et de l’arène situés dans la zone parce que Pokémon Go ne respectait pas l’idéologie du monument historique et l’entreprise californienne avait accepté d’accéder à sa demande. Cette fois, cependant, la situation est un peu différente car Bressolles n’est pas un lieu de commémoration mais un simple village.

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