Le MIT a créé une plante cyborg capable de se déplacer pour se mettre au soleil

Les plantes ne sont pas connues pour être mobiles, elles restent là où elles poussent, et à moins de recevoir un petit coup de pouce, elles ne peuvent pas se déplacer pour se mettre au soleil et éviter de faner.

Mais ça, c’était avant que les chercheurs du MIT Media Lab décident de créer une plante cybernétique capable de bouger toute seule grâce à des électrodes, un robot et des roues. Allons donc à la rencontre de « Elowan », la plante cyborg !

elowan

Capture YouTube

Quand la plante et la machine ne font plus qu’un !

Quand le végétal et la robotique s’unissent pour ne former qu’un, cela donne « Elowan » : une plante cyborg constituée d’une partie végétale et d’une partie motrice qui lui permet de se déplacer.

En somme, c’est un petit robot commandé par un cerveau végétal. La connexion entre les deux parties est faite par des électrodes en argent capables de détecter les signaux bio-électrochimiques de la plante qui réagissent à la lumière. Les signaux sont acheminés vers le robot qui se trouve au pied de la plante, et celui-ci peut alors bouger pour aller à l’endroit le mieux adapté à la survie de la plante.

Lorsque par exemple la plante a besoin de plus de lumière, le message est transmis au robot par les signaux photosynthétiques de la plante, via les électrodes. Le robot peut alors les interpréter et déplacer la plante vers une source de lumière détectée. Les deux chercheurs qui ont développé « Elowan », Harpreet Sareen et Pattie Maes, considèrent que le processus de communication entre la plante et le robot est si parfait qu’on peut les considérer comme un seul organisme cybernétique cohérent.

Les plantes peuvent piloter des robots !

D’autres ingénieurs, comme Tianqi Sun, PDG de la société de technologie Vincross, ont déjà créé des hybrides plante-robot. Mais leur approche était différente. En effet dans leurs concepts, la plante est plutôt passive, laissant le soin au robot d’interagir seul avec l’environnement et d’adapter son comportement en fonction.

Le concept de Sareen et Maes est différent, car « Elowan » part du principe que les plantes ne sont pas « éternellement » passives, mais plutôt des « systèmes électriquement actifs » qui envoient en permanence des messages bio-électrochimiques sur l’environnement dans tout le corps de la plante. De ce fait, une plante est tout à fait capable de piloter un robot, comme le fait si bien « Elowan ».