Le MIT prédit la sixième extinction de masse pour 2100

Daniel Rothman, professeur de géophysique et co-directeur du Centre Lorenz du MIT, a longuement analysé les changements apportés au cycle du carbone au cours des dernières 540 millions d’années. Après de savants calculs, l’homme a fini par identifier des seuils de catastrophe et il pense que l’humanité atteindra le prochain en 2100.

Les extinctions massives désignent des événements ponctuels au cours desquels au moins 75 % des espèces animales et végétales vivant sur une planète finissent par disparaître.

Sauver Terre

La Terre aurait été touchée par cinq événements de ce type par le passé.

La 6e extinction massive pour bientôt ?

Le premier aurait eu lieu entre l’Ordovicien et le Silurien, à une période située autour de 445 millions d’années. La plupart des organismes vivants sur notre planète auraient en effet été détruits suite à l’entrée de notre monde dans une ère glaciaire.

La seconde extinction massive est plus récente et elle aurait eu lieu entre 380 et 360 millions d’années. Connue comme l’extinction du Dévonien, elle aurait entraîné la disparition de 75 % des espèces vivant sur notre planète et elle aurait été provoquée par un phénomène d’anoxie au niveau des océans. C’est du moins ce que pensent certains chercheurs ; cette question fait en effet débat dans la communauté scientifique.

Le troisième événement de ce type est désigné comme l’extinction du Permien-Trias et il se serait déroulé il y a environ 245 millions d’années. Cette fois, près de 95 % de la vie marine et 70 % des espèces terrestres auraient disparu comme par enchantement.

La quatrième extinction massive se serait déroulée seulement quarante millions d’années plus tard et elle est connue dans le milieu scientifique comme l’extinction du Trias-Jurassique. Cette fois, l’événement aurait entraîné la disparition de 75 % des espèces marines et de 35 % des familles d’animaux. Une véritable hécatombe, en somme.

La dernière extinction massive remonte à 66 millions d’années et elle s’est traduite par la disparition de la moitié des espèces vivant à la surface de notre belle planète.

2100, un cap décisif ?

Daniel Rothman se passionne pour ces questions depuis plusieurs années maintenant et il a remarqué que la plupart de ces événements étaient liés d’une manière ou d’une autre à d’importantes modifications au niveau du cycle de carbone.

D’après la théorie développée par le chercheur, ces perturbations auraient en effet entraîné une instabilité des écosystèmes terrestres et cette dernière aurait ensuite débouché sur ces extinctions massives.

En poursuivant ses recherches, l’homme a fini par quantifier ces fameux changements et il a profité de l’occasion pour poser le tout en équation afin d’être en mesure d’anticiper la prochaine extinction massive.

Le scientifique en a ainsi déduit que la prochaine extinction massive se déroulera lorsque les océans dépasseront une quantité critique de carbone, une quantité estimée à environ 310 gigatonnes.

Ce qui équivaut globalement à la quantité de carbone émise par les activités humaines d’ici 2100.

Toutefois, cela ne veut pas dire que notre belle planète tombera en cendres à cette date. En réalité, selon les calculs du chercheur, il faudra environ dix mille ans pour que des catastrophes écologiques équivalentes à celles des cinq premières extinctions ne se produisent. Ceci étant, l’homme pense aussi que le franchissement de ce seuil nous fera tous basculer en territoire inconnu et ses conclusions ont été soutenues à la fois par la NASA et par la National Science Foundation.

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