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Le Momo Challenge a failli faire une nouvelle victime

Sur les réseaux sociaux les plus utilisés par les plus jeunes, notamment Facebook et Whatsapp, circule une farce dangereuse. La mauvaise blague s’appelle « Momo Challenge ». Il y a eu un temps où le défi s’est fait oublier, jusqu’à ce qu’il refasse surface en faisant une nouvelle victime âgée de 12 ans, le mois dernier, en Argentine. Aux dernières nouvelles, la mauvaise blague a failli tuer une autre adolescente de 13 ans.

L’incident a eu lieu le lundi 10 septembre dernier, à Jaboatão dos Guararapes, à Pernambuco, Brésil. La jeune fille a d’abord reçu des messages amicaux du compte de Momo. La personne derrière celui-ci a ensuite commencé à menacer de faire du mal à la famille de l’adolescente si elle n’obéissait pas à ses instructions. Apeurée, la fille innocente a failli s’entailler les veines.

Momo WhatsApp

Heureusement, sa mère est intervenue à temps. Après avoir vu les messages, elle a bloqué Momo avant de raconter ce qui s’est passé à la police. Jusqu’à maintenant, les autorités sont à la recherche du ou des responsables.

Une nouvelle forme de cyberintimidation

« Environ 10 jours plus tôt (avant que l’adolescente ne se coupe le poignet), ce profil lui avait parlé à l’amiable. (La relation) a commencé normalement, avec des échanges d’informations personnelles, et sans faire de menace. Mais pendant ce temps, la mère a remarqué le comportement étrange de sa fille, car elle passait beaucoup de temps dans la pièce et se couvrait de draps », a raconté la déléguée Vilaneida Aguiar, dans un entretien avec le journal O Globo. « Si tu ne coupes pas, je tuerai toute ta famille », tel était l’ordre reçu par la jeune fille.

Cette nouvelle forme de cyberintimidation qui gagne en popularité avait commencé à se propager vers la fin du mois de juillet dernier. Au début, les victimes reçoivent le message : « Salut, je suis Momo. Je sais tout de toi ». S’appuyant sur des informations disponibles sur les médias sociaux, le farceur fait croire à sa victime qu’il connaît son adresse, son numéro, etc. Il se pourrait également que l’arnaqueur pirate le téléphone de ses victimes.

Qui est derrière Momo ?

Le 15 aout dernier, un garçon de neuf ans se serait suicidé à cause de la même farce. La mère a rapporté que son fils a perdu la vie à cause de défis sur internet.

Momo utilise, comme photo de profil, « la femme oiseau ». C’est l’image d’une poupée à la peau diaphane, aux longs cheveux noirs, aux yeux exorbités et au sourire maléfique. La photo est tirée d’une sculpture conçue par Link Factory, une entreprise japonaise d’effets spéciaux.

The Daily Mail et BBC ont rapporté que trois numéros de compte WhatsApp sont associés à Momo. Ceux-ci proviennent de trois pays différents : le Japon, la Colombie et le Mexique. D’après Vilaneida Aguiar, la personne qui se cache derrière le compte pourrait être une connaissance de la victime. Il serait possible que Momo soit simulé par différentes personnes malveillantes.

MAJ : Selon Le Monde, le Momo Challenge tiendrait davantage de la psychose collective. Ils indiquent notamment qu’aucune victime n’aurait été reliée à ce défi. Ce dernier tiendrait ainsi davantage de la creepy pasta. Leur dossier est consultable à cette adresse.