Le nouveau contrôle technique automobile fait polémique

Une nouvelle concernant les automobilistes vient de tomber. Il s’agit de l’évolution du contrôle technique qui sera plus cher et plus complexe avec 400 points de contrôles vérifiés.

À l’heure actuelle, le contrôle technique constitue 124 points de contrôles. Une augmentation conséquente qui aura un impact sur le parc automobile français.

Conséquence de nouvelles normes européennes, sa mise en place sera effective dès le mois de mai 2018.

400 points de contrôles !

Pneumatiques, échappement, fixation… à ces contrôles habituels s’ajouteront désormais une vérification approfondie des rétroviseurs, l’état du pare-brise voire des appuis-tête. Une nouvelle qui fait polémique du fait de l’augmentation sous-jacente du prix du contrôle technique pour l’utilisateur, qui coûte actuellement entre 50 et 80 euros pour un véhicule léger.

Obligatoire tous les deux ans pour un véhicule de plus de quatre ans, son prix sera fortement impacté. Il induit une charge de travail supplémentaire et une formation spécifique à mettre en oeuvre pour les contrôleurs.

La réglementation pourrait pénaliser les automobilistes, notamment les plus modestes. Car en cas de défaut critique, le véhicule sera interdit de circulation sous peine d’une amende de 135 euros. Seule possibilité : faire circuler le véhicule pour l’amener immédiatement au garage.

De plus, le délai des réparations à effectuer avant la contre-visite sera réduit à seulement 24 heures. Certains dénoncent ce délai du fait de la difficulté à trouver un garage disponible dans certaines régions où les rendez-vous sont de mises. Cela pose également la question de la disponibilité immédiate des pièces à remplacer.

Une immobilisation du véhicule plus facile et plus fréquente

Qui dit plus de contrôles dit également plus de temps. En effet, le temps du contrôle sera doublé. Les contre-visites seront également plus chères, car elles seront plus fréquentes et plus longues.

Certains garagistes s’interrogent en outre sur le fait de contrôler les appuis-tête ou les accoudoirs d’un véhicule.

D’autres considéreront que la sécurité sera renforcée grâce à cette multitude de vérifications. Certaines personnes sur les réseaux sociaux dénoncent cet excès de « zèle » qui vise à condamner les véhicules anciens et nettoyer le parc automobile européen, pour inciter les acheteurs vers l’électrique qui bénéficie d’aides de l’État.

Un lave-glace qui ne fonctionne pas ou un témoin d’airbag qui ne s’allume pas sont deux exemples qui nécessiteront une contre-visite. Une porte qui se ferme mal, un feu-stop qui ne s’allume pas, une fissure sur une vitre sont des points qui impliqueront une immobilisation du véhicule.

Cela induit des réparations parfois très coûteuses pour l’automobiliste, de manière quasi immédiate. Cela implique également une augmentation des pré-contrôle chez les garagistes pour vérifier la conformité, et à fortiori des frais supplémentaires.

Une mauvaise nouvelle pour les automobilistes qui n’a pas fini de faire polémique…