Le Nouvel An durera une seconde de plus

Le Nouvel An se rapproche à grands pas et ce n’est plus qu’une question d’heures avant que l’année 2016 ne laisse définitivement la place à sa nouvelle copine. Il est d’ailleurs possible que vous comptiez célébrer l’événement avec vos proches. Si c’est le cas, alors vous aurez intérêt à faire attention, car l’Observatoire Astronomique de Paris a décidé de réajuster le temps universel… pour lui ajouter une seconde.

Fort heureusement, le passage à la nouvelle année ne sera pas directement affecté par ce changement.

Horloge

La nouvelle année va commencer avec une seconde de plus.

Pour éviter que les douze coups de minuit ne tombent complètement à côté, l’Observatoire d’Astronomie a effectivement décidé de déporter ce changement à dimanche matin.

Le temps est relatif, et pas toujours fiable

À 0 heure, 59 minutes et 59 secondes, il faudra donc compter une seconde de plus pour rentrer dans les clous.

Pourquoi procéder à un tel changement ? La raison est assez simple, en fait. Le temps est une donnée extrêmement subjective et la Terre n’est pas un métronome. En réalité, c’est même tout le contraire, car elle a tendance à ralentir progressivement sa rotation au fil des millénaires.

Le changement est totalement invisible pour nous, bien entendu, mais pas pour nos instruments et les astronomes ont donc décidé à la fin des années 60 de délaisser le temps solaire au profit du temps atomique.

Le temps atomique international, ou TAI pour les intimes, n’est pas un concept évident à saisir. Il doit avant tout être envisagé comme une échelle de temps basée sur la définition de la seconde. Pour parvenir à ce résultat, les astronomes ont choisi de se baser sur des horloges atomiques et cette décision a été entérinée en 1967 lors de la 13e conférence générale des poids et des mesures.

La seconde de trop

C’est évidemment à cette époque que la seconde atomique a été définie pour la première fois. Depuis, le TAI s’est pas mal enrichi et les astronomes font désormais appel à plusieurs centaines d’horloges atomiques pour définir le temps tel que nous le connaissons.

Le procédé n’est cependant pas parfait et le vrai problème, finalement, c’est que les horloges atomiques sont un peu trop précises et elles ont ainsi la fâcheuse tendance à fonctionner avec des secondes trop courtes. Résultats des courses, il est nécessaire de temps à autre de placer une seconde en plus afin de rattraper le décalage existant entre le temps universel basé sur la rotation de la Terre et le temps atomique.

La dernière fois qu’une seconde a été ainsi ajoutée, c’était en 2015. Étrangement, personne ne s’est rendu compte de rien et il y a de fortes chances qu’il en aille de même cette fois-ci aussi.

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