Le revenge porn inquiète en Australie


Une étude faite par l’Université de Melbourne montre qu’un Australien sur cinq aurait déjà été victime d’un revenge porn. L’âge des personnes concernées varie entre 16 ans à 49 ans. Ce phénomène serait dû à la nouvelle tendance qui consiste à envoyer des selfies érotiques. La moitié des 4.274 personnes enquêtées l’auraient déjà fait volontairement. Les résultats d’une étude qui confirme cette pratique seront publiés le 11 mai 2017 dans la capitale australienne.

L’étude constate aussi que les hommes s’exhiberaient plus que les femmes, cinquante-quatre pour cent contre quarante-sept pour cent. Un homme sur trois aurait déjà envoyé une photo intime sur internet contre une femme sur cinq. Les hommes pratiqueraient davantage le revenge porn avec cinquante-quatre pour cent pour seulement trente-trois pour cent des femmes.

Revenge Porn

Les auteurs de ce genre de pratique sont souvent des partenaires actuels des victimes ou leurs ex.

Une mise en garde sur cette pratique

Le revenge porn ne se limite pas à divulguer des photos pornographiques d’un partenaire ou d’une ex pour la vengeance. Il va jusqu’à la publication d’images intimes qu’l soient ouvertement prises, obtenues par du voyeurisme ou au cours de la nuit.

La honte causée par ce genre d’événement peut inciter des personnes au suicide en cas de traumatisme violent. Dans le volet privé du Code pénal du 7 octobre 2016, le revenge porn figure dans la loi française.

Celle-ci stipule que si la personne a consenti à prendre ou non des photos intimes, cela ne donne aucun droit au détenteur à les divulguer. Les adeptes de cette mauvaise pratique recourent en effet au prétexte du consentement pour justifier leur acte.

Quelques conseils à suivre

Ne pas partager ses photos intimes reste la seule solution la plus évidente pour ne pas éviter d’être victime d’un revenge porn. L’abstinence minimise les risques à un sur dix.

Il faut également être prudent dans la sauvegarde d’images sexuelle sur les appareils ou encore le Cloud qui peuvent être piratés.

La blogueuse Maïa Mazaurette conseille aux personnes qui prennent des photos ou vidéos érotiques de prendre des mesures. Elle suggère, par exemple, de ne le faire « qu’avec un masque ou de façon à être méconnaissable, en ayant la tête coupée par exemple. »

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