Le protectionnisme US a eu raison de la fusion entre Broadcom et Qualcomm

Aux États-Unis, le Président américain a pris un décret bloquant la fusion de deux cadors des microprocesseurs. Broadcom et Qualcomm ont en effet entamé en début de semaine leur fusion, mais les négociations ont été bloquées par Donald Trump.

L’actuel président des USA l’a fait au nom de la sécurité nationale estimant que ces négociations pouvaient potentiellement porter atteinte à la sécurité de la nation et de ses administrations.

Trump IA

Ce serait sur la base des recommandations du comité américain sur les investissements étrangers (CFIUS) qu’aurait été pris le décret. L’acheteur Broadcom, société basée à Singapour, et Qualcomm doivent immédiatement et définitivement abandonner le rachat proposé stipule clairement le décret.

Les deux groupes se livraient une bataille depuis plusieurs mois dans le cadre de cette opération. L’action du président a beaucoup surpris.

Le protectionnisme contre les investissements étrangers

Le CFIUS est un organisme réunissant plusieurs institutions chargé de décider si une fusion ou une acquisition menace les intérêts du pays en matière de sécurité. Si cette opération avait eu lieu, elle aurait été estimée à 117 milliards de dollars, la plus importante dans ce secteur et l’une des plus grosses jamais réalisés.

Le titre de Qualcomm a chuté lourdement en Bourse après l’annonce de cette décision, perdant près de 4,31% à 60,04 dollars dans les échanges électroniques d’après séance à Wall Street. Broadcom progressait quant à lui de 0,63% à 264 dollars.

Ce protectionnisme jugé trop sévère ne serait-il pas en lien avec la crainte de la Chine qui est un adversaire redoutable en matière technologique ?

Une trop grande inquiétude envers la Chine

La firme Broadcom a été créée en Chine, mais son siège social a été transféré à Singapour lors de son acquisition en 2015 par Avago. La marque a décidé de garder le nom de Broadcom pour la nouvelle entité. Les États-Unis craignaient que le rachat par la firme singapourienne ne permette à la Chine de s’immiscer dans le déploiement en Amérique des services de communications ultra-rapides de type « 5G ».

Qualcomm fait partie des « leaders » en matière de communication grâce à ses nouveaux brevets. Si la fusion avait été menée à bien, elle aurait donné naissance au troisième groupe le plus important du secteur derrière Itel et le Sud-Coréen Samsung.

Ce n’est pas la première fois que le CFIUS stoppe de telles négociations, surtout dans ce secteur.