Le Royaume-Uni intransigeant sur la politique de régulation des contenus des plateformes numériques

La récente attaque terroriste qui a eu lieu en Nouvelle-Zélande et qui a fait 50 morts est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la patience du gouvernement britannique.

En effet, le Royaume-Uni attend désormais de pied ferme toute plateforme numérique qui ne filtrerait pas les contenus préjudiciables. Plus particulièrement, le gouvernement britannique a les réseaux sociaux dans le collimateur. La Première ministre Theresa May a récemment fait part des mesures qu’elle souhaiterait prendre contre les plateformes de réseautage comme Facebook, Twitter et Instagram.

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Dans leur globalité, ces mesures visent à imposer aux plateformes numériques l’obligation légale de protéger les utilisateurs britanniques des contenus violents, préjudiciables et terroristes. Dans le cas contraire, les entreprises numériques encourent de très lourdes amendes.

Un organisme de réglementation surveillera les réseaux sociaux

C’est dans le cadre de l’ouverture de la consultation de 12 semaines sur les mesures à imposer aux entreprises technologiques, qui a débuté le lundi 8 avril 2019, que le département du numérique, de la culture, des médias et des sports émettra des propositions allant dans ce sens.

Concrètement, le gouvernement britannique compte mettre en place un organisme de réglementation qui veille à supprimer les contenus en ligne relatifs au terrorisme, à l’exploitation et aux violences sexuelles contre les enfants. De plus, cet organisme aurait le pouvoir de bloquer l’accès à ces sites ou contenus inappropriés et de mettre en cause la responsabilité des dirigeants de chaque entreprise numérique.

Le gouvernement britannique sera implacable sur cette question de modération de contenus

Selon Theresa May, « les entreprises en ligne doivent commencer à assumer la responsabilité de leurs plateformes et restaurer la confiance du public. (…) Pendant trop longtemps, ces entreprises n’ont pas fait assez pour protéger les utilisateurs, en particulier les enfants et les jeunes, des contenus préjudiciables ».

Damian Collins, un conservateur qui est à la tête du département du numérique, de la culture, des médias et des sports a, quant à lui, soulevé l’incompétence des réseaux sociaux à empêcher la diffusion de contenus terroristes et préjudiciables, à l’instar de l’attentat en Nouvelle Zélande.

Il déclare qu’ « un régulateur devrait avoir le pouvoir d’enquêter sur la manière dont le contenu de cette atrocité a été partagé et sur la raison pour laquelle sa diffusion n’a pas pu être stoppée plus tôt ».