Le secteur des datacenters manque de nouveaux talents : Google, Microsoft et Uber s’inquiètent

Éléments indispensables à Internet, les datacenters sont actuellement en manque de spécialistes. Cette pénurie de compétences inquiète beaucoup les géants IT. Google, Microsoft et Uber se sont penchés ensemble sur la question pendant la conférence Datacloud Europe qui s’est tenue à Monaco mardi et mercredi dernier. Les débats ont été menés par Dan Nelson d’Uber, Joe Kava de Google et Christian Belady de Microsoft.

La réunion a porté sur le besoin de recruter et former de nouveaux talents. Selon Christian Belady, « Le nombre de personnes travaillant dans [l’industrie des datacenters] ne bougent pas. » Ce qu’il faudrait, c’est une nouvelle vague d’ingénieurs capables de prendre en charge les problèmes « non linéaires », aujourd’hui plus nombreux qu’il y a dix ans.

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Il s’agit également d’apporter du renouveau dans le secteur et parvenir à développer de nouvelles installations datacenters à la fois plus performantes et écologiques.

Nouveaux problèmes, nouvelles compétences

En dix ans, les problèmes liés aux datacenters sont devenus plus complexes, et donc plus difficiles à gérer. Aujourd’hui, les entreprises recherchent surtout des ingénieurs qui savent apprendre et  improviser. Toujours d’après Christian Belady, ce qu’il faut ce sont des gens « qui savent évoluer avec le changement et ambiguïté, capables de comprendre des situations toujours nouvelles. »

Un problème de taille freine cependant le recrutement : peu de gens connaissent ou sont intéressés par l’ingénierie de datacenter. Selon Dan Nelson d’Uber, la plupart ne comprennent pas l’importance du secteur et n’envisagent pas une seconde d’y faire carrière.

Google, Microsoft et Uber avancent des solutions

Pour Christian Belady, l’idéal serait de conclure un partenariat avec les universités pour la mise en place d’un support académique spécialement dédié à l’industrie des datacenters. L’idée est bonne, voire même excellente. Cependant, les universités estiment que les étudiants intéressés ne sont pas assez nombreux pour justifier la mise en place de ce type de programme.

Dans ce cas, il faudrait commencer par attirer l’attention des jeunes talents sur le potentiel professionnel de cette infrastructure actuellement méconnue du grand public. Il faut les informer sur l’importance du secteur, mais aussi sur les nombreuses opportunités de carrière possibles.

Joe Kava de Google conseille ensuite les futurs ingénieurs de se former en tant que généraliste et non spécialiste. Maitriser diverses compétences permet de solutionner les problèmes non linéaires.

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