Le site de revente de clé G2A s’embourbe dans une mauvaise communication et demande du publireportage sans mention

Le site de revente de clé G2A n’est pas étranger aux polémiques : souvent épinglé pour son business model opaque au possible, c’est un nouveau faux-pas pour le service des relations publiques du site qui a été mis en lumière aujourd’hui sur le réseau social Twitter.

Celui-ci demanderait ainsi à de multiples rédactions de publier un article « non-biaisé » rédigé par les soins de leurs propres équipes justifiant leurs techniques de vente et le fonctionnement de leur site.

G2A.com

Le site avait déjà été sujet d’une longue enquête par la rédaction de Canard PC pointant du doigt les manières douteuses dont les équipes du site s’approprient des clés à tarif si avantageux : on y comptait pêle-mêle des jeux venant tout droit du store russe de Steam, d’autres achetées avec des numéros de carte bancaires volées. Le contrôle de l’identité des 260000 vendeurs (à l’époque) du site étant quasi-inexistant, l’image circulée par le site était tout sauf celle d’une compagnie honnête et transparente.

Il semble bien que cela soit le problème à l’ordre du jour au sein des équipes de G2A. C’est Thomas Faust, rédacteur pour le site IndieGamesPlus.com, qui a dévoilé à coup de captures d’écran sur Twitter un mail envoyé par G2A.

« Pour le moment, nous tentons d’améliorer notre notoriété et image de marque, en particulier auprès des petits développeurs et indépendants. » Le mail continue : « Malheureusement, la majorité du public ne comprend pas soit notre business model soit comment nous nous assurons que nos consommateurs puissent acheter des produits digitaux en toute sécurité. » Ironiquement, ce sont ces développeurs qui souffrent le plus de la revente de clés digitales.

On y découvre cette demande édifiante dans une optique claire de rachat aux yeux du public. « Nous avons écrit un article objectif sur « Vendre des clés volés sur des plate-forme de revente est en fait impossible » et nous voulons le publier sur Votre site web sans mention de publireportage ni de sponsor ou d’associations à G2A. C’est une analyse transparente et juste du problème de la revente de clés volées. » Cette demande a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux, beaucoup se moquant de cette tentative fumeuse au possible de redorer leur blason. Reste à savoir comme G2A va se sortir de cette nouvelle polémique.

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