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Le smartphone, un danger pour le cerveau ?

Les smartphones sont devenus des éléments indispensables de notre vie. S’ils nous apportent beaucoup d’avantages pratiques, ces appareils présenteraient également un réel danger pour notre intelligence.

Les mises en garde constantes de nos smartphones, les appels, les notifications et autres signaux, feraient en effet vibrer nos hormones de stress et cela déclencherait une réaction de contre-attaque ou de fuite.

Cerveau

Ces réactions accélèrent les battements du cœur, étendent la respiration, ouvrent les glandes sudoripares et contractent les muscles. Cette réponse est normalement utilisée pour permettre de surmonter un danger et non de répondre à un appel ou à un message. Selon l’endocrinologue Robert Lustig, les notifications de nos téléphones conditionnent nos cerveaux à un stress et une peur presque constante.

Les études de l’endocrinologue semblent en tout cas démontrer que cette hypothèse est avérée.

Les effets des smartphones sur le cerveau humain

La réaction du cerveau face aux smartphones signifierait que le cortex préfrontal, la partie de notre cerveau qui traite normalement certains de nos plus hauts fonctionnements cognitifs, est complètement en désordre.

Les smartphones soumettraient notre cortex préfrontal à trop de stress, l’obligeant à dormir et à stimuler la dopamine, le produit chimique dans notre cerveau. À cause de cela, « vous finissez par faire des choses stupides » explique le chercheur.

Le cerveau ne peut faire qu’une seule chose à la fois. Les scientifiques savent depuis des années ce que beaucoup d’entre nous ne veulent pas admettre : les humains ne peuvent pas vraiment accomplir plusieurs tâches en même temps. À chaque fois qu’une personne vérifie une nouvelle notification, elle paierait un prix appelé « coût de commutation ».

Quand les coûts de commutation s’accumuleraient, la personne deviendrait du même coup plus encline à faire des erreurs.

Un mal potentiellement curable

Il a également été prouvé que la vérification des notifications Facebook rend les jeunes adultes déprimés. Les chercheurs qui ont étudié le bien-être émotionnel des étudiants auraient en effet trouvé un lien direct : plus les gens consulteraient Facebook, plus ils seraient malheureux.

Cela ne s’applique évidemment pas seulement à Facebook mais à internet en général.

Selon Lustig, la solution pourrait consisterait à transformer un usage excessif de téléphones portables en un problème de comportement socialement acceptable afin de limiter son utilisation. « Mon espoir est que nous arriverons à un point où vous ne puissiez pas sortir votre téléphone portable en public. » a conclu le médecin.

Là tout de suite, la solution proposée par Lustig s’apparente à une utopie.

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Micka

Curieuse de nature, je cherche à m'épanouir dans l'une de mes passions, l'écriture web, avec la devise : ne rien prendre pour acquis et prendre chaque mission comme un challenge.