Le Télégraphe a disparu de Google Maps

Depuis plusieurs années, Google Earth permet aux internautes de regarder de nombreuses villes à travers le monde à partir de leur ordinateur. Cependant, certains organismes n’apprécient clairement pas que tout le monde puisse avoir un aperçu sur leur lieu d’activité ainsi que sur leurs déplacements quotidiens. Ainsi, depuis peu, il n’est plus possible d’avoir un aperçu sur certains lieux tels que le quartier Télégraphe depuis la dernière version de Google Maps.

Selon la logique, le quartier a probablement été censuré sur la carte de Google parce qu’il abrite le siège de la Direction générale de la sécurité extérieure, le siège contre-espionnage français. Notons que s’il n’est plus possible de regarder le quartier d’en haut, le site stratégique reste néanmoins visible sur d’autres sites web.

En effet, vous pouvez toujours apercevoir le siège de la DGSE sur les versions antérieures et dans la fonction 3D de Google Earth. De même, il est également visible sur Géoportail.

De nombreuses zones censurées sur Google Earth

La Direction générale de la sécurité extérieure fait partie des « zones interdites à la prise de vue aérienne par appareil photographique, cinématographique ou tout autre capteur » depuis de nombreuses années.

Mis à part la caserne des Tourelles qui abrite la DGSE, il existe également 247 autres zones interdites en France dont deux se trouvent également à Paris : la prison de la Santé dans le XIVe et le « pentagone à la française » à Balard dans le XVe.

Une censure récente

Auparavant, le quartier Télégraphe était seulement caché par un léger floutage. Ce n’est que plus récemment que le périmètre encastré dans le boulevard Mortier, le haut de l’avenue Gambetta et les rues Saint-Fargeau et Belleville a été censuré par de gros pixels colorés.

Nous ne savons pas si le ministère de la Défense a procédé à une demande ou a lancé une injonction pour que le floutage du quartier soit renforcé.

De son côté, Google a révélé que la censure provient des prestataires qui fournissent les images de sa carte en ligne :

« Nous faisons des mises à jour régulières de Google Earth. Mais pas avec nos propres données. Nous agrégeons des images qui proviennent de divers fournisseurs extérieurs, publics ou privés. Ces fournisseurs, qui sont évidemment tenus de respecter la législation des pays où ils opèrent, nous transmettent des images déjà floutées. »