Les archéologues en ont marre des fake news sur les aliens des anciennes civilisations

Les « fake news » sont devenus un véritable fléau de notre société depuis qu’internet a totalement vulgarisé la transmission de l’information. Tout le monde peut devenir lanceur d’alerte, et de petits malins en profitent pour faire de la désinformation à travers les fake news.

Presque tous les secteurs sont touchés par le problème, et les experts se mobilisent de plus en plus pour tenter de lutter contre les fake news en aidant la population à démêler le faux du vrai.

pyramide

Crédits Pixabay

Un petit groupe d’archéologues a ainsi décidé de se mobiliser contre la désinformation dans leur discipline. Car il faut dire qu’il y a bien longtemps que l’archéologie est au cœur des fake news. Les extraterrestres constructeurs de pyramides, ou encore l’Atlantide, sont quelques sujets phares des adeptes de la désinformation.

De plus en plus de gens croient aux fake news liés à l’archéologie

David Anderson, professeur d’archéologie à l’Université Radford (Virginie), est l’un de ceux qui ont décidé de se lever contre la désinformation dans le domaine de l’archéologie.

D’après un reportage paru récemment dans Science, les experts comme Anderson ont particulièrement été alarmés par la dernière édition du Survey of American Fears, un sondage annuel sur les «peurs des Américains» mené par une université californienne.

D’après les résultats de ce sondage, 40% des Américains croyaient en 2016 à l’existence de civilisations avancées comme l’Atlantide, contre 57% en 2018. Idem, en 2016, seulement 27 % des Américains croyaient que les extraterrestres avaient visité la Terre dans le passé, contre plus de 40 % en 2018.

« Je ne sais pas trop ce qui est à l’origine de la hausse de ces idées, mais des émissions de télé les propagent, ainsi qu’Internet », estime Anderson.

Un combat contre les fake news qui s’annonce très difficile

D’après les archéologues, cette « pseudoarchéologie » s’appuie très souvent sur des prémisses erronées ou des idées préconçues. La Société américaine d’archéologie a de son côté décidé de mettre la pseudoarchéologie à l’ordre du jour de son congrès cette année pour tirer la sonnette d’alarme.

Mais comme le signale Science dans son reportage : « toutes les femmes interrogées pour cet article ont été victimes de harcèlement en ligne après s’être attaquées à des interprétations pseudo-archéologiques ». De quoi conforter les appréhensions des sceptiques qui pensent déjà que ce combat contre les fake news risque d’être beaucoup plus compliqué que d’aucuns l’imaginent.