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Les civilisation extraterrestres intelligentes plus courantes que prévu ?

Enrico Fermi est connu pour son paradoxe. Formulé dans les années 50, ce dernier consiste en une série de questions portant sur la possible existence d’une forme de vie extraterrestre intelligente.

Dans les années suivantes, de nombreux scientifiques ont tenté de répondre à ce paradoxe en se livrant à divers calculs et en élaborant des modèles mathématiques ou cosmologiques complexes. Jason T. Wright, Shibham Kanodia et Emily G. Lubar se sont précisément prêtés à cet exercice dans le cadre de leur dernière étude, une étude consultable dès à présent chez arxiv.

METI ET

Le METI a organisé un colloque dédié à la vie extraterrestre le mois dernier.

Ce n’est un secret pour personne, l’humanité se demande depuis longtemps si elle est la seule espèce intelligente de l’Univers.

Les extraterrestres et le paradoxe de Fermi

Si cette question est très prisée des auteurs de science-fiction, elle fascine également la communauté scientifique depuis plusieurs décennies.

Thomas Pierson et Jill Tarter ont donc fondé dans les années 80 une organisation à but non lucratif spécialisée dans ce domaine d’étude, le fameux institut SETI. Durant les années suivantes, les membres de l’organisme ont procédé à de nombreuses écoutes pour tenter de découvrir la preuve de l’existence d’une civilisation extraterrestre.

Pour atteindre cet objectif, le SETI s’appuie principalement sur les télescopes et les radiotélescopes. Les chercheurs sont en effet à l’affût de signaux radio provenant d’un autre monde que le nôtre.

Jusqu’à présent, ces écoutes n’ont rien donné. Jill Tarter a évoqué cet échec à de multiples reprises, en expliquant que la zone de recherche sélectionnée par l’organisation ne représente qu’un verre d’eau dans l’océan.

Jason T. Wright, Shibham Kanodia et Emily G. Lubar ont voulu quantifier un peu les choses et ils ont donc travaillé ensemble sur un modèle mathématique afin d’évaluer plus précisément la région observable par nos multiples instruments. Pour ce faire, les trois collègues ont tout simplement eu l’idée de créer un modèle mathématique reflétant l’espace de recherche devant être exploré et le comparant à la fraction de la zone étudiée.

Nous n’avons exploré qu’une infime portion de l’univers

La tache n’a pas été simple. Les chercheurs ne se sont en effet pas limités à la zone observable et ils ont ainsi inclus une série de paramètres supplémentaires comme les plages de fréquences des signaux potentiels, leur taux de répétition, la largeur de bande des transmissions ou encore la sensibilité de nos instruments.

Ces paramètres leur ont permis de définir un espace 8D correspondant globalement au volume de la zone à observer : 6,4 × 10 116 m 5 Hz 2 s / W. Ensuite, les scientifiques ont cherché à déterminer l’espace observé par l’institut SETI et tous les autres organismes s’intéressant de près ou de loin à la vie extraterrestre. D’après eux, nos recherches passées représenteraient environ 5,8 x 10 -18 de ce volume.

Pour rendre ces chiffres un peu plus intelligibles (merci à eux), les chercheurs ont ramené leurs calculs à une échelle plus accessible : celle des océans de notre belle planète.

Le volume total des océans de la Terre étant de 1,335 x 10 21 litres, la zone observée par nos instruments équivaut à environ… 7 700 litres d’eau de mer. Sachant qu’un SPA de forme ronde a habituellement un volume d’eau tournant autour des 5000 litres d’eau.

Fred

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