Les Etats-Unis veulent retourner sur la Lune

Les États-Unis rêvent de Mars, mais le gouvernement américain a aussi la ferme intention de retourner sur la Lune et c’est précisément ce qu’a déclaré Mike Pence lors du discours d’ouverture du National Space Council.

Né à la fin des années 50 à Colombus dans l’Indiana, Mike Pence a commencé à exercer comme avocat avant de se lancer dans la politique à la fin des années 90. Après avoir tenté à deux reprises de se faire élire à la Chambre des représentants fédéraux, il a fini par atteindre son objectif à la troisième reprise et il a enchaîné quatre mandats depuis.

JAXA Lune

En 2009, l’homme a réussi à accéder à la présidence du groupe républicain au Congrès et il utilisé ce poste comme un tremplin afin de pouvoir devenir gouverneur de l’Indiana.

Mike Pence demande à la NASA de lancer une mission lunaire

Lors des dernières élections présidentielles, Mike Pence a commencé par soutenir Ted Cruz avant de rejoindre l’équipe de Donald Trump et de devenir par la même occasion son vice-président.

Invité au National Space Council, Mike Pence a donc eu l’insigne honneur de prononcer le discours d’ouverture de l’événement et il a profité de l’occasion pour lâcher un énorme pavé dans la barre et demander ainsi à la NASA de renvoyer un homme sur la Lune :

« Nous renverrons des astronautes américains vers la Lune, non seulement pour laisser derrière nous des empreintes et des drapeaux, mais [aussi] pour construire les fondations des missions futures vers Mars et au-delà. »

Loin d’en rester là, le vice-président des États-Unis a ensuite indiqué que le satellite de notre planète devait être envisagé comme un tremplin, un terrain d’entraînement et un lieu où renforcer les partenariats commerciaux et internationaux du pays.

La Lune comme tremplin pour les futures missions spatiales

Bien sûr, l’homme politique n’a pas pu s’empêcher de tacler l’administration précédente au passage. Barack Obama avait effectivement choisi de mettre en pause les missions lunaires de la NASA pour se focaliser sur Mars.

Pour lui, atteindre la Lune ne relève pas uniquement de l’exploit technique. Il s’agit en effet d’une nécessité et il a ainsi rappelé que les astronautes américains n’ont pas dépassé l’orbite terrestre basse depuis la mission finale du programme Apollo en 1972. Pence a également déclaré que le gouvernement avait été obligé de passer des accords avec d’autres puissances mondiales pour pouvoir continuer à approvisionner l’ISS en raison de l’arrêt du développement de sa navette en 2011.

En conséquence, le vice-président estime que le temps est venu pour les États-Unis de reprendre leur ancienne place et d’investir massivement dans les technologies spatiales. La Lune ne sera donc que la première étape d’un plus long voyage, un voyage mené à travers les planètes.

Bien sûr, la tâche s’annonce ardue, mais Mike Pence est persuadé que ce projet est réalisable et il compte notamment s’appuyer sur le savoir-faire des entreprises américaines spécialisées dans le domaine de l’aérospatial pour parvenir à ses fins.

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