Les Etats-Unis viennent d’autoriser la première pilule connectée du marché

Les États-Unis viennent de faire un nouveau pas vers les traitements médicalisés intelligents. La Food and Drug Administration a en effet autorisé la mise sur le marché de la toute première pilule connectée.

Développée par le laboratoire Otsuka et par Proteus Digital Health, cette étonnante pilule de compose d’un traitement médicamenteux et d’un capteur connecté composé de cuivre, de magnésium et de silicium.

Pilule connectée

Une fois ingérée, la pilule sera donc en mesure d’émettre un signal et ce dernier sera ensuite lu et interprété par un patch placé sur le côté gauche de sa cage thoracique.

Une pilule connectée pour suivre les traitements à la trace

Ensuite, grâce à une simple connexion Bluetooth, le patch transmettra toutes les informations collectées vers un tableau de bord accessible en ligne ou depuis une application mobile.

Grâce à ce système, les médecins auront la possibilité de suivre avec précision l’heure de la prise de chaque pilule. Cette pilule connectée leur permettra ainsi de contrôler que le patient prend son traitement.

Le procédé est ingénieux et il pourra même se révéler redoutable dans le cadre d’un traitement chronique. Cette pilule simplifiera en effet la vie des patients en leur permettant de suivre avec précision les prises effectuées. Un bon moyen d’éviter les oublis, en somme.

En outre, le produit limitera drastiquement le risque de surdosage en cas de prise de calmants ou d’antidouleurs par exemple.

La FDA a donné son accord

Toutefois, la décision de la FDA n’est pas totalement désintéressée. D’après les études menées sur le territoire américain, tous les patients ne suivent pas leurs traitements à la lettre. En réalité, ils seraient même des millions à prendre des libertés avec les instructions données par les médecins et les pharmaciens.

Bien que cela soit difficile à quantifier, les experts estiment le coût de ces dérives à plus de cent milliards de dollars par an.

Comme l’a rappelé le Dr William Shrank lors d’un entretien mené par le New York Times, les traitements doivent être suivis à la lettre pour être pleinement efficaces. Les patients n’en faisant qu’à leur tête prennent des risques et ils s’exposent ainsi à un traitement supplémentaire ou même, dans les cas les plus graves, à une hospitalisation.

Reste à espérer que cette pilule n’entraîne pas des dérives… notamment du côté des assurances. Si un tel système doit réellement se généraliser, alors ces dernières risquent de tout faire pour obtenir un accès à ces données.

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