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Les exoplanètes les plus susceptibles d’accueillir la vie identifiées

En 2015, l’équipe menée par le professeur Sutherland de la LMB LMB avait publié un article sur les conditions qui ont permis à la vie d’exister sur Terre. Les scientifiques avaient proposé que les interactions entre le cyanure, les rayons UV du soleil et d’autres éléments aient donné naissance aux blocs de construction de l’ARN. Dernièrement, en se basant sur ces recherches, les experts ont pu identifier des exoplanètes qui pourraient accueillir la vie.

La nouvelle étude s’inscrit dans le cadre d’une collaboration permanente entre le Laboratoire Cavendish et la LMB LMB. Elle réunit des chercheurs de l’Université de Cambridge et du Laboratoire de biologie moléculaire du Conseil de recherches médicales (MRC LMB). L’idée est d’associer la recherche en chimie organique et en exoplanètes.

Exoplanète habitable

Désormais, les chercheurs connaissent la probabilité du développement de la vie à la surface d’une planète. Celle-ci serait liée au type et à la force de la lumière dégagée par son étoile hôte. Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Science Advances.

Ce qu’il faut pour que la chimie s’active

Les chercheurs pensent avoir détecté deux planètes susceptibles d’accueillir la vie. Celles-ci reçoivent suffisamment de lumière pour activer la chimie. Elles pourraient également avoir de l’eau liquide sur leurs surfaces. Toutes les deux résident dans la zone d’abiogenèse, là où se trouve Kepler 452b, détectée par le télescope Kepler.

« Il y a de la chimie dans l’obscurité : elle est plus lente que la chimie à la lumière, mais elle est là », a affirmé le professeur Didier Queloz, du laboratoire Cavendish. « Nous voulions voir combien de lumière il faudrait pour que la chimie de la lumière l’emporte sur la chimie sombre. »

Ainsi, c’est en comparant la chimie pourvue de lumière à la chimie sombre, à travers des expériences en laboratoire, que les scientifiques ont déduit le genre d’endroit où la chimie peut être activée.

Chercher des endroits qui nous ressemblent le plus

« Ce travail nous permet d’affiner les meilleurs endroits pour chercher la vie », a déclaré le Dr Paul Rimmer, un chercheur postdoctoral affilié au Laboratoire Cavendish de Cambridge et au LMB LMB. « Cela nous rapproche un peu plus de la question de savoir si nous sommes seuls dans l’univers. »

« Je ne suis pas sûr de la vie contingente, mais comme nous n’avons qu’un exemple jusqu’à présent, il est logique de chercher des endroits qui nous ressemblent le plus », a souligné Rimmer, tout en restant réaliste. « Il y a une distinction importante entre ce qui est nécessaire et ce qui est suffisant. Les éléments de base sont nécessaires, mais ils peuvent ne pas suffire : il est possible de les mélanger pendant des milliards d’années et rien ne se passe dans des endroits où les choses nécessaires existent. »

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