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Les Extraterrestres difficiles à trouver en raison de la brume atmosphérique

L’Humanité a toujours eu les yeux tournés vers les étoiles et nous nous demandons depuis longtemps s’il existe une forme de vie intelligente quelque part dans l’univers. Le sujet fascine aussi de nombreux chercheurs et chercheuse. Sarah Hörst en fait partie et elle vient précisément de publier une étude portant sur la brume atmosphérique et une étonnante expérience menée en laboratoire.

Sarah Hörst travaille à l’Université Johns Hopkins et plus précisément à la division en charge des sciences des planètes.

Kepler exoplanètes

Kepler a trouvé une activité suspecte dans un autre système que le nôtre.

Elle a mené l’année dernière une étude portant sur la brume atmosphérique en compagnie de plusieurs de ses collègues.

Les exoplanètes et la brume atmosphérique

L’étude en question a été présentée à Nature Astronomy en septembre dernier et elle a été acceptée au début de l’année pour être ensuite publiée dans la foulée. Il est possible de consulter son résumé à cette adresse, mais la version complète est payante.

L’étude des exoplanètes a connu un formidable bond depuis la mise en orbite du télescope spatial Hubble et ce dernier nous a ainsi permis d’identifier des centaines de planètes différentes, des planètes réparties en un nombre invraisemblable de systèmes. La NASA compte bien évidemment poursuivre sur sa lancée dans les années à venir avec TESS et le très attendu James Webb Space Telescope, mais ces appareils ne nous permettront pas de déterminer avec certitude si une de ces exoplanètes flottant autour de nous est susceptible d’abriter la vie.

En dépit de leur puissance, les télescopes spatiaux ont en effet des limites et il leur est généralement très difficile de pénétrer la brume atmosphérique entourant les exoplanètes. Ces nuages sont effectivement faits de particules solides flottant dans le gaz et ces dernières ont la fâcheuse tendance à perturber les empreintes spectrales des planètes, rendant de ce fait nos instruments totalement inopérants.

Toutes les planètes ne sont cependant pas sur le même pied d’égalité et c’est évidemment un problème pour les ingénieurs travaillant sur les instruments embarqués à bord de nos télescopes. Pour être capable de voir à travers la brume atmosphérique, il faut commencer par comprendre le phénomène et Sarah Hörst a donc eu l’idée de se livrer à une expérience inédite avec plusieurs de ses collègues.

Une nouvelle variable à prendre en compte dans la recherche d’une forme de vie extraterrestre

Ensemble, les chercheurs ont en effet entrepris de créer en laboratoire des atmosphères extraterrestres afin d’être en mesure de les étudier et de comprendre leur fonctionnement. Hörst et son équipe souhaitaient en effet déterminer quelles atmosphères étaient susceptibles de donner vie à ce voile brumeux impénétrable.

Pour ce faire, la fine équipe a tout simplement fait appel à des modèles informatiques élaborés à partir des données capturées par nos instruments et ils ont ensuite entrepris d’utiliser différents mélanges afin de recréer les atmosphères de certaines exoplanètes, des atmosphères composées de différents pourcentages de gaz dominants et d’autres gaz chauffés dans une chambre hermétique installée dans leur laboratoire.

En tout, Sarah Hörst et son équipe ont créé neuf atmosphères extraterrestres différentes afin de les étudier. Les chercheurs ont alors réalisé que les atmosphères composées en majeure partie d’eau avaient tendance à produire plus de brume, contrairement aux atmosphères composées d’une dominante de méthane.

Ce n’est cependant pas le plus intéressant. Durant l’expérience, les chercheurs ont également réalisé que la composition et la densité d’une brume atmosphérique pouvaient avoir un impact direct sur la température d’une exoplanète en empêchant les photons d’atteindre sa surface.

Pour déterminer si une exoplanète est potentiellement capable d’abriter une forme de vie, intelligente ou pas, il faudra donc aussi prendre en compte cette variable.

Fred

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