Les internautes préfèrent visiblement les flux piratés au flux officiel payant de YouTube

Deux  YouTubeurs professionnels se sont disputé un match de boxe à la Manchester Arena le 25 août 2018. Il s’agit de Logan Paul et de KSI. Quinze mille billets ont été écoulés pour voir en direct cette rencontre tant attendue. Le combat s’est finalement soldé par un match nul et des promesses de revanche. Cependant, ceux qui ne pouvaient pas voir le match en direct ont pu profiter des flux proposés par les différents services du net.

C’est le cas, par exemple, du flux officiel de YouTube, regardé par 800 000 internautes, mais qui coûtait 10 dollars à la séance.

De nombreux internautes ont donc préféré observer le match depuis les flux piratés retransmis sur Twitch. Ils ont été plus d’un million à le faire.

D’autres flux non officiels sont également apparus sur YouTube, de même que sur Periscope, la propriété de Twitter.

Les flux piratés ont la cote

Après des mois de battage médiatique, Logan Paul et KSI se sont finalement affrontés devant des millions de personnes. Alors que les téléspectateurs étaient censés payer leur place en se tournant vers le service à la carte de YouTube pour voir la rencontre, les fans de boxe ont trouvé d’autres façons de ne pas mettre la main à la poche.

Beaucoup d’internautes ont ainsi préféré se tourner vers les émissions piratées du match qui se sont multipliées sur les réseaux sociaux.

70 000 personnes se sont connectées à Periscope, mais celui qui a gagné le plus d’utilisateurs a été la plateforme de streaming en direct Twitch.

En temps normal, le service attire 400 000 abonnés, mais, lors du match, ce chiffre a atteint et même dépassé la barre du million.

YouTube largué par les flux non officiels

De son côté, le flux officiel de YouTube a réussi à atteindre les 773 000 téléspectateurs. Pourtant, la plateforme a maintes fois fait la promotion du match de boxe comme étant le plus gros événement de la plateforme.

Un responsable de Twitch a néanmoins reconnu qu’il était interdit aux streamers de télécharger des contenus qui ne leur appartenaient pas et que cette pratique pouvait entraîner des sanctions en vertu de la loi américaine relative au DMCA ou Digital Millennium Copyright Act.

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