Les Géants du Web s’unissent contre la propagande djihadiste

On le sait, les ravages du djihadisme trouvent bien souvent leurs racines sur internet et en particulier sur les réseaux sociaux. Une situation qui ne date pas d’hier et qui constitue d’ailleurs un motif de tensions entre les différents Etats victimes du terrorisme et les principaux acteurs du web, accusés de ne pas prendre de mesures suffisantes pour pallier au problème.

Résolus à adopter des mesures de modérations plus efficaces, Facebook, Twitter, Microsoft et Youtube (filière de Google) ont donc pris la décision de créer une base de données commune, permettant d’identifier plus facilement les contenus appelant à commettre des actes terroristes, ou faisant propagande pour le djihad.

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Les Géants du Web s’allient pour lutter plus efficacement contre la propagande djihadiste sur leurs services.

Une coopération suffisamment rare pour être mentionnée, qui devrait permettre de mieux déceler les contenus inappropriés, et ce au moyen de cette base de données, amenée à être enrichie au fil du temps.

Vers une modération automatique et plus efficace ?

Si les contenus choquant sont d’ores et déjà (et depuis longtemps) interdits sur les différentes plateformes évoquées, la modération est quant à elle bien souvent à la traîne et parfois engluée dans des règles complexes qui ne facilitent pas les choses.

Il faut souvent pour enclencher le processus de modération, qu’un utilisateur du service signale un contenu, qui sera par la suite traité et supprimé si besoin. Une procédure qui devrait être simplifiée avec la création de cette fameuse base de données.

Cette dernière recensera toutes les photos et vidéos déjà modérées pour apologie du terrorisme, et permettra la détection automatique de tout autre contenu similaire présent sur les différentes plate-formes partenaires.

Des géants aux pieds d’argile

Malheureusement le système sera grandement dépendant des politiques propres à chaque acteur de cette « coalition ».

Ainsi, Facebook, Twitter, et les autres, auront au final toujours la main sur ce qui se passe sur leurs services en termes de modération. Un bien pour un mal car ces différentes plate-formes n’ont pas forcément la même définition de ce qu’est un contenu de propagande terroriste, ce qui pourrait à terme de causer quelques dissonances…