Clicky

Les nanosculptures s’invitent dans l’art

Jonty Hurwitz n’est pas un artiste comme les autres. Contrairement à ses confrères, il a effectivement choisi de concentrer ses efforts sur des nanosculptures ne mesurant que quelques dizaines de microns. Des statues tellement petites que l’artiste a besoin d’un microscope à balayage électronique pour les photographies. Stupéfiant.

Le mieux, c’est encore de raisonner en termes d’échelle pour se faire une idée de la taille de ces statues. La matière utilisée dans leur confection correspond en effet à la quantité d’ongles qui poussent sur nos doigts pendant cinq heures.

Nano Sculpture

Cette sculpture est tellement minuscule qu’elle est invisible à l’œil nu.

C’est ce que l’artiste a révélé sur son site. Mais attention, car ces créations ne sont pas seulement petites, elles sont aussi très bien exécutées.

La lithographie multiphotonique dans toute sa splendeur

Avec de tels chefs-d’œuvre, le travail de l’artiste ne s’est pas passé inaperçu. Il a même fini par remporter le prix du Guinness World Records pour la plus petite sculpture de forme humaine en 2015.

Pour la réalisation de ces sculptures miniatures, l’artiste a utilisé des matériels plutôt sophistiqués, dont la photogrammétrie et la lithographie multiphotonique. Une fois la réalisation terminée, les statues sont photographiées par un microscope à balayage électronique.

Aussi, l’artiste est loin d’être un amateur dans le domaine. En 2014, il a ébahi les passionnés d’art et le reste du monde en recréant la version nano de Psyché ranimée par le baiser de l’Amour, d’Antonio Canova. Une version tellement minuscule qu’elle était encore plus petite que l’antenne d’une fourmi.

Des procédés minutieux pour des œuvres éphémères

Pour parvenir à ces prouesses, l’artiste emploie des techniques assez proches de celles utilisées par… les dentistes pour solidifier les plombages dentaires en résine. Ces derniers utilisent en effet une lampe à ultra-violet pour mener à bien cette délicate opération et Hurwitz fait la même chose en s’appuyant cette fois sur un microscope.

Grâce à lui, et à une lampe à UV, il parvient en effet à sculpter la matière point par point, avec une précision inégalée.

Ces sculptures éphémères ont été conçues sous atmosphère contrôlée en salle blanche. Cela n’a d’ailleurs rien de surprenant, car il suffirait d’un grain de poussière pour gâcher l’oeuvre.

À quand le nouvel exploit ?

Share this post

Andy

Rédacteur web confirmé freelance passionné de NTIC, sportif et à ce que l'on dit, un bon vivant.

Pas de commentaires

Ajouter le votre.