Les ordinateurs proscrits des vols en provenance des pays arabes

En vue de réduire au maximum les risques d’attentats terroristes, notamment à bord des avions de ligne, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont annoncé l’interdiction des ordinateurs personnels à bord des vols en provenance des pays arabes.

Une interdiction étendue par ailleurs à tous les appareils électroniques plus gros qu’un smartphone (tablettes, consoles de jeu, liseuses, appareils photo, lecteurs de DVD portables… devront donc également rester dans la soute à bagage), et qui pourrait être adoptée par d’autres pays, dont la France et le Canada, qui réfléchissent à la prise de mesures similaires. L’Allemagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont en revanche préféré laisser ces dernières de côté.

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Pour prévenir de tout risque d’attentat, Washington et Londres ont annoncé l’interdiction des ordinateurs sur les vols en provenance des pays arabes.

« L’analyse des données de renseignement démontre que des groupes terroristes continuent de viser le transport aérien et cherchent de nouvelles méthodes pour perpétrer leurs attentats, comme dissimuler des explosifs dans des biens de consommation« , a déclaré l’administration Trump pour justifier ce nouveau dispositif.

Un délai de quatre jours et déjà des réactions de la part des compagnies aériennes

Aux États-Unis la mesure concernera donc huit pays : la Turquie, la Jordanie, l’Égypte, l’Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et le Maroc ; tandis qu’en Grande-Bretagne seuls la Turquie, le Liban, la Jordanie, l’Égypte, la Tunisie et l’Arabie saoudite seront impactés par cette interdiction.

Un délai de quatre jours a été donné aux différentes compagnies aériennes concernées pour mettre en place ces nouvelles mesures. Des mesures qui ne manquent pas de susciter d’ores et déjà une vague de réactions.

Si certaines compagnies prennent la chose avec humour, comme Emirates Airlines qui a posté sur Twitter un clip intitulé « Laissez-nous vous divertir« , d’autres prennent la chose avec bien moins de recul. C’est notamment le cas de Turkish Airlines et du gouvernement turc qui ont demandé à Washington, par l’intermédiaire du ministre des Transports, de revenir sur cette interdiction.

Aux États-Unis, ces mesures font suite à une volonté affichée par Donald Trump de resserrer les contrôles aux frontières et de redoubler de vigilance en matière de sécurité, notamment dans les transports aériens.

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