Les origines de la Lune élucidées ?

De nombreuses questions liées à notre univers restent aujourd’hui encore sans réponses. Actuellement, les scientifiques se concentrent principalement sur la Lune et tentent d’élucider le mystère de sa formation. De nombreux astronomes ont émis l’hypothèse selon laquelle cet astre s’est formé suite à la collision de la Terre avec un corps que les scientifiques ont baptisé Théia.

Jusqu’ici, les chercheurs se questionnaient sur la taille de la roche qui a pu créer la Lune. Récemment, dans une nouvelle étude publiée dans la revue Geophysical Research Letters, les astronomes tentent d’apporter des réponses aux questions qu’ils se posent.

D’après eux, le bloc de roche dénommé Théia était un peu plus compact que prévu et sa masse ne dépassait ainsi pas celle de Mars.

De nombreuses théories

Pour expliquer la formation de la Lune, les scientifiques ont émis de nombreuses théories. Sachant que la Terre et la Lune possèdent des empreintes chimiques identiques, l’hypothèse concernant l’impact avec un énorme bloc de pierre a été remise en question.

Même si le disque protoplanétaire à l’ origine de la formation de toutes les planètes devrait être bien mélangé, il doit quand même y avoir des différences dans la formation des corps célestes.

Pour résoudre ce dilemme, les chercheurs ont proposé une deuxième théorie. Ils ont spéculé sur l’existence de deux corps qui auraient fusionné et qui se seraient par la suite séparés pour former la Terre et la Lune.

De multiples simulations

Fermement décidés à faire toute la lumière sur Theia, les chercheurs ont réalisé un total de deux millions de simulations en s’appuyant sur des données différentes.

Pour commencer, les experts ont lancé plusieurs simulations en supposant que le corps faisait au moins 15 % de la masse de notre monde. Les résultats obtenus ont confirmé que ce postulat était totalement faux.

Si Theia avait réellement fait cette masse , alors le manteau de notre planète contiendrait plus d’éléments que le nickel ou le cobalt.

Les scientifiques ont donc affiné leurs données et ils ont lancé de nouvelles simulations en plafonnant la taille du corps à une valeur comprise entre 10 et 15 % de la masse actuelle de la Terre.

Une masse équivalente à celle de la planète rouge, donc.

Les résultats obtenus se sont avérés plus probants. En réalité, plus la masse diminuait, et plus les données correspondaient.