Les parents mettent en ligne jusqu’à 1300 photos de leurs enfants avant l’âge de 13 ans

Avec nos smartphones, une connectivité de tous les instants presque n’importe où, il est devenu aisé de mettre des photos en ligne. Des photos d’une grande qualité grâce aux double capteurs proposés par les téléphones et autres optimisations logicielles. Une nouvelle manière de consommer l’image assimilée aujourd’hui par les parents comme le prouve cette enquête du Bureau anglais du Commissaire à l’enfance relayée par la version anglaise du Huffington Post. Cette dernière révèle que les parents mettent en moyenne jusqu’à 1300 clichés en ligne de leurs enfants avant que ces derniers n’atteignent 13 ans.

Un consentement difficile à mesurer pour ses enfants qui ne maîtrisent pas leur image et les répercussions que peut avoir la mise en ligne de clichés. Mais ce n’est pas tout puisque l’étude souligne une autre conséquence inquiétante…

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Cette conséquence, ce n’est autre que la collecte de données effectuées par les fabricants de jouets connectés.

Une image sur la toile avant même l’adolescence

C’est cette inquiétante conclusion que met en avant l’étude du Bureau anglais du Commissaire à l’enfance. Cette dernière explique que jusqu’à l’âge de 13 ans, entre les différents événements de la vie quotidienne, les enfants voient leur image partagée plus de 1300 fois sur le web par leurs parents. Ce chiffre augmente après 13 ans avec 26 publications quotidiennes sur les réseaux sociaux, cette fois réalisées par eux-mêmes, qui ne seront pas forcément des photos. L’étude estime qu’une fois adultes, ces enfants auront publié pas moins de 70000 messages. Une mine d’or pour la récolte de données personnelles. Une fois ciblés, ces enfants peuvent servir dans la stratégie des concepteurs de jouets connectés puis plus tard aux publicitaires.

Les sociétés qui créent des applications, jouets et autres produits connectés à l’attention des enfants doivent arrêter d’y incorporer des trackers et faire en sorte que les conditions d’utilisation puissent être comprises par les plus jeunes.

Nul doute qu’avec l’omniprésence des données personnelles sur le web, les plus jeunes doivent être protégés par leurs parents contre de possibles exploitations. Les récentes affaires ces derniers mois, comme Cambridge Analytica, ont prouvé que les informations privées peuvent être très redoutables entre de mauvaises mains…

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