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Les plantes ne peuvent plus absorber que la moitié de notre émission de carbone

Une équipe de chercheurs de l’université de Colombie menée par l’ingénieur en environnement Pierre Gentine a publié un rapport concernant la dégradation alarmante de notre écosystème.

Dans ce rapport, le scientifique nous informe de la réduction inquiétante de la capacité d’absorption de dioxyde de carbone par les végétations terrestres et aquatiques. Selon les études, 50% des émissions de carbone actuelles peuvent être absorbées par les plantes.

Cette diminution de la capacité d’absorption de carbone dans l’atmosphère a été causée par les conditions météorologiques extrêmes répétitives actuelles comme la sécheresse et l’inondation. Les plantes réagissent aux variations de l’humidité présentes dans le sol.

C’est cette variation irrégulière qui est en grande partie responsable de la réduction de la capacité d’absorption du taux de dioxyde de carbone présent dans l’air.

L’origine de ce bouleversement de l’écosystème

Dans le rapport, Gentine affirme que « S’il n’y avait pas de sécheresse et de vagues de chaleur, s’il n’y avait pas de séchage à long terme au cours du prochain siècle, les continents seraient en mesure de stocker près de deux fois plus de carbone qu’aujourd’hui. »

La sécheresse et les inondations fréquentes limitent l’aptitude de la végétation à absorber les gaz à effet de serre présents dans notre environnement. Cette concentration de carbone accélère davantage la détérioration de notre écosystème.

Les conséquences de ce dérèglement climatique n’étant autre que l’augmentation des conditions météorologiques extrêmes… comme les inondations et les sécheresses. Ce qui nous plonge directement dans un cercle vicieux et infernal.

Les conséquences d’une telle détérioration

La destruction des systèmes naturels est ce que l’on redoute le plus : augmentation de la concentration de carbone dans l’air, blanchissement des coraux, acidification de l’océan, montée du niveau de la mer, humidité du sol, canicule, destruction de la couche d’ozone… Nous assistons déjà à tous ces bouleversements depuis quelques années.

La vitesse à laquelle ces dérèglements s’amplifient est sans précédente.

Le chercheur a conclu son rapport en affirmant que « Nous avons tous vraiment besoin d’agir maintenant pour éviter de plus grandes conséquences du changement climatique. »

Chaque nation devrait prendre des mesures pour stabiliser voire réduire le taux d’émission de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Autrement, nous allons tous être exposés aux effets néfastes de cette dégradation de l’environnement.