Les poupées sexuelles commencent à investir les maisons closes allemandes

Le Bordoll n’est pas une maison close tout à fait comme les autres. Installée à Dortmund en Allemagne, elle se compose uniquement de poupées sexuelles importées d’Asie, des poupées sexuelles dont le prix tourne autour des deux mille euros.

Evelyn Schwarz, la tenancière des lieux, a vingt-neuf ans et elle s’intéresse depuis longtemps au marché florissant des poupées sexuelles.

Bordoll

Après avoir étudié le marché pendant plusieurs mois, elle a donc entrepris de se lancer dans une aventure pour le moins insolite et d’ouvrir la toute première maison close allemande consacrée aux sexdolls.

Le Bordoll, une maison close pas comme les autres

Si les maisons closes sont formellement interdites en France, il n’en va pas de même chez nos voisins européens et l’Allemagne les autorise ainsi depuis une quinzaine d’années maintenant. Ces établissements sont en effet parfaitement légaux outre-Rhin depuis 2002 et le marché se porte même plutôt bien puisqu’il rapporterait chaque année un peu plus de 14 milliards d’euros de chiffre d’affaires à l’échelle du pays.

Berlin, par exemple, compterait à elle seule un peu plus de quatre cents maisons closes et environ deux mille prostituées.

Bien sûr, la légalisation des maisons closes ne fait pas non plus l’unanimité et de nombreuses voix se sont ainsi fait entendre ces dernières années afin de dénoncer un marché parfois trop opaque.

Face à la situation, l’Allemagne a fait passer une nouvelle loi l’année dernière afin de mieux encadrer cette pratique. Désormais, les clients de ces établissements sont tenus de sortir couverts et les travailleuses du sexe doivent déclarer leur activité auprès des services sanitaires.

Les tenanciers de ces établissements sont également contraints de demander une autorisation afin de pouvoir mener leur activité ou ouvrir de nouveaux établissements.

Des poupées de luxe pour des prestations tarifées coûteuses

Evelyn Schwarz a donc eu l’idée de lancer pour sa part une maison close reposant sur les services de poupées sexuelles réalistes importées d’Asie, des poupées de luxe dont le prix oscille autour des deux mille euros.

Afin de plaire au plus grand nombre, la tenancière du Bordoll a opté pour des modèles très différents les uns des autres, des modèles à la fois vêtus et accessoirisés. Evelyn ne regarde effectivement pas à la dépense pour ses « filles » et ces dernières portent ainsi de la lingerie de qualité et des bijoux finement travaillés.

L’originalité a visiblement payé, car le Bordoll s’est rapidement imposé dans le milieu et les poupées de l’établissement rencontrent ainsi un franc succès auprès des habitants de la ville et des touristes de passage en dépit de leurs tarifs élevés. Pour profiter de leurs faveurs, les clients doivent en effet débourser près de 80 € par heure.

L’Allemagne n’est pas la seule nation à avoir franchi le pas. Les poupées sexuelles rencontrent aussi beaucoup de succès en Autriche et en Écosse. En revanche, elles posent également des problèmes éthiques aux tenanciers de ces établissements spécialisés.

C’est en tout cas ce que l’on peut déduire des propos tenus de Sergi Prieto, le cofondateur de Lumidolls, lors d’une interview récente menée par un média britannique.

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