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Les préservatifs du futur seront peut-être fabriqués à partir d’herbe

L’Australie aurait-elle un temps d’avance sur le reste du monde ? C’est difficile à dire mais des chercheurs de l’université du Queensland ont bien l’intention de changer le monde et ils comptent ainsi fabriquer un nouveau préservatif aussi fin qu’un cheveu, un préservatif créé à partir d’une herbe locale. Prometteur.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le préservatif ne date pas d’hier. En 3 000 ans av. J.-C., des soldats égyptiens utilisaient effectivement des boyaux de mouton ou des vessies de porc pour se protéger des maladies vénériennes.

Capote australienne

Des chercheurs australien ont élaboré une capote d’un nouveau genre.

Casanova lui-même l’a évoqué bien plus tard en le désignant sous le nom de « redingote anglaise ».

Le préservatif a beaucoup évolué au fil des siècles

Il a cependant fallu attendre le 19ème siècle pour que Charles Goodyear et Thomas Hancock commencent à produire des préservatifs en caoutchouc. Et attention, car ces derniers étaient un peu particuliers.

Il était effectivement possible de les laver pour les réutiliser ensuite.

Le premier préservatif en latex est arrivé sur le marché en 1880 mais il n’a pas séduit les foules et il a fallu attendre les années 30 pour qu’il commence à trouver son public.

Aussi étrange que cela puisse paraître, la capote a gagné ses premières lettres de noblesse pendant la Première Guerre Mondiale. En examinant ses troupes, l’armée américaine s’est effectivement rendue compte que plusieurs milliers de soldats souffraient de maladies vénériennes et elle a donc décidé de leur distribuer des préservatifs.

Mais revenons plutôt au pays des kangourou.

En procédant à diverses expériences, des chercheurs travaillant pour l’université du Queensland sont tombés sur une nouvelle plante assez particulière, le Spinifex.

Elle pousse uniquement dans les régions côtières australiennes et elle est surtout utilisée pour fixer les dunes de sable le long des plages.

Un préservatif élaboré avec de une plante locale

Intéressant, mais elle a aussi un autre attribut : elle est riche en nanocellulose et cette matière est beaucoup plus solide que le latex. Nos amis chercheurs ont donc tenté de mélanger la Spinifex à du latex pour obtenir un préservatif aussi fin que résistant et ils sont visiblement parvenus à leurs fins.

A l’heure actuelle, les préservatifs mesurent entre 70 et 90 microns d’épaisseur mais cette nouvelle capote atteint les 45 microns et elle est donc beaucoup plus fine. Cela veut aussi dire que les sensations n’en seront que meilleures.

Ce n’est pas vraiment une révélation mais le préservatif est aujourd’hui le seul moyen de se protéger des maladies sexuellement transmissibles. Oui, enfin avec l’abstinence. Le problème, c’est qu’il est aussi de moins en moins utilisé par nos adolescents et il suffit de regarder les derniers chiffres en date pour s’en rendre compte.

D’après l’OMS, le SIDA est en pleine recrudescence en Europe de l’Est et en Asie Centrale.

Il y aurait dans ces régions environ 1,4 million de personnes infectées et la situation est encore plus préoccupante sur le continent africain. Dans ce contexte, toute innovation est bonne à prendre.

Si le sujet vous intéresse, sachez que des adolescent de 14 ans ont aussi imaginé un préservatif intelligent très prometteur. On en parle ici.

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Frédéric Pereira

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