Les radiations cosmiques provoqueraient des pertes de mémoire et de l’anxiété

Les astronautes qui voyagent dans l’espace sont exposés aux radiations cosmiques sans qu’on sache exactement quelles peuvent être les conséquences de cette exposition sur le long terme. Une équipe de scientifiques a donc décidé de mener une expérience inédite visant à étudier les effets des radiations cosmiques sur un cerveau vivant.

Et les résultats n’augurent rien de bon pour les futures missions de la NASA sur Mars.

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Notre cerveau pourrait être fortement affecté par les voyages dans l’espace

Pour mener son étude, l’auteur principal Charles Limoli s’est associé à d’autres scientifiques de l’Université d’État du Colorado, de l’Université de Stanford, de l’Université de Californie à Irvine, et de la Eastern Virginia School of Medicine. Ils ont utilisé une nouvelle installation d’irradiation à neutrons pour exposer des souris de laboratoire aux mêmes niveaux de radiation que ceux qu’elles auraient subis dans l’espace.

Les scientifiques ont ainsi découvert que des expositions à faible dose et faible fréquence entraînaient « de graves complications neurocognitives associées à une neurotransmission altérée », indique le rapport publié par l’équipe. Les scientifiques ont également découvert que les souris présentaient de graves problèmes d’apprentissage et de mémoire, ainsi que des signes de détresse.

L’étude a révélé une augmentation alarmante du risque associé à ces simulations réalistes et a montré pour la première fois certains problèmes inattendus potentiels auxquels les astronautes peuvent être exposés à tous les niveaux de la fonction neurologique lors de voyages dans l’espace profond.

Des risques d’anxiété et de perte de mémoire

Le déclin cognitif est un problème sérieux pour les astronautes, car tout porte à croire qu’il est permanent. Après avoir passé 340 jours dans l’espace à bord de la Station spatiale internationale, l’astronaute américain Scott Kelly a subi des tests approfondis qui ont montré que ses capacités cognitives avaient diminué.

Selon l’équipe de Limoli, il est probable que 1 astronaute sur 5 voyageant dans l’espace profond pendant une longue période présente des symptômes analogues à celui de l’anxiété, tandis que 1 sur 3 subirait une perte de mémoire.

Cela ne veut pas dire pour autant que la NASA abandonnera le voyage sur Mars, et dans l’espace profond en général. L’agence travaillerait en effet sur des systèmes de blindage avancés et des solutions pharmacologiques pour protéger les futurs astronautes, a confié Limoli à CNN.

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