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Les robots menaceraient des millions d’emplois selon un chercheur

Moshe Vardi occupe depuis plusieurs années le poste de directeur de l’Institute for Information Technology de l’université Rice et il se passionne pour tous les sujets en lien avec la robotique et l’intelligence artificielle. Mais s’il fait autant parler de lui en ce moment, c’est avant tout à cause de son dernier rapport.

Il estime effectivement que des millions d’emplois sont menacés par les robots. D’après lui, au train où vont les choses, plus de la moitié de la population mondiale pourrait se retrouver sans emploi dans une trentaine d’années.

Robots emploi

Les robots menaceraient nos emplois. Oh bah ça alors !

Et attention car les robots ne seraient visiblement pas les seuls responsables. Non, car l’intelligence artificielle pourrait aussi avoir un impact sur le marché de l’emploi.

Plus de la moitié de la population mondiale pourrait se retrouver sans emploi à cause des robots

Toujours selon Moshe Vardi, les tâches répétitives et automatiques devraient être touchées en priorité, mais tout dépendrait finalement du cadre d’emploi et des compétences liées aux métiers.

Les médecins et les aides-soignants devraient être moins concernés par exemple.

Ce n’est pas la première fois qu’un scientifique ou qu’un chercheur tire la sonnette d’alarme. Stephen Hawking lui-même a mis l’humanité en garde contre l’intelligence artificielle. Il estime effectivement que ces systèmes pourraient à terme détruire l’humanité.

Elon Musk ne s’est pas montré plus rassurant de son côté. A ses yeux, l’intelligence artificielle est la plus grande menace qui soit à l’heure actuelle.

La vision de ce chercheur peut sembler assez pessimiste mais il suffit de regarder ce qui se passe en Asie pour comprendre que les robots sont déjà en train de prendre la place des travailleurs. Samsung et Foxconn ont ainsi dépensé des fortunes pour mettre au point des robots capables de remplacer les ouvriers sur les chaînes de montage.

Le secteur de la robotique va aussi créer des emplois

Car si un robot coûte cher, il offre au moins deux avantages de taille : il ne demande aucun salaire et il peut travailler 24h/24 sans éprouver la moindre fatigue.

Il faut tout de même préciser que tout le monde n’est pas de l’avis de ce spécialiste. Ray Kurzweil, un ingénieur de Google, pense même que les robots et les intelligences artificielles nous permettront de construire une société idyllique.

Certains d’entre vous s’en souviennent peut-être mais ce n’est pas la première fois que nous assistons à un tel débat. Dans les années 90, certains économistes avaient effectivement prédit la mort des grandes surfaces, des libraires et des disquaires à cause du web.

Il faut avouer que ces deux dernières professions ne se portent pas spécialement bien mais internet a aussi créé des millions d’emplois à travers le monde et il a même donné vie à de nouveaux métiers.

Nul doute qu’il en ira de même pour le secteur de la robotique.

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Frédéric Pereira

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.

  • Nathan

    Je ne pense pas que le problème se situe dans la perte d’emploi. C’est même le but de notre humanité de se libérer du travail au maximum. (Je dis bien « travail », pas « activité »)
    .
    Le problème va être la répartition des richesses entre les travailleurs et les oisifs. Puisque notre but est de tout obtenir (nourriture, biens manufacturés, …) sans efforts grâce aux machines « esclaves », il va falloir arrêter, à terme, de considérer qu’un oisif ne mérite pas de gagner quoi que ce soit.

    Je pense que ce problème se résoudra de lui-même quand on aura évolué niveau économie sociale et qu’on aura définitivement arrêté de « donner des sous aux oisifs pour qu’ils rattrapent ce qui ont un travail » et qu’on commencera à « donner des sous à tout le monde sans distinction », tout en permettant aux gens de travailler pour avoir « encore plus de sous ».

    Autrement dit, la réponse à la robotisation de notre production est (selon moi, bien entendu) le salaire de vie (ou peu importe le nom qu’on lui donne)

    Aucune chance que les ouvriers à la chaîne trouvent une place de réparateurs de robots ni n’évoluent vers des postes d’ingénieurs en roboinformatique :) c’est comme espérer que tous les étudiants d’une classe de langue pourront devenir profs de ladite langue, c’est absurde.

    • Tu sais, des fois je me dis qu’il faudrait repenser toute notre société parce qu’elle n’a pas beaucoup évolué durant ces derniers siècles. Nos dirigeants ont mis en place une ou deux réformes, c’est vrai, mais le système est resté le même et c’est dommage.

      • Nathan

        Je suis parfaitement d’accord avec ça :)
        Mais comme on ne peut pas juste dire « on jette tout et on recommence » sans que ça soit un chaos sans nom, il faut trouver un moyen d’instiller le changement de l’intérieur. Je regarde de plus en plus les différentes voies qui permettent d’initier ce genre de mouvement, mais j’ai l’impression que la plus simple et réaliste commence par « avoir des responsabilités politiques locales dans une zone suffisamment petite pour que le changement soit possible mais suffisamment signifiante pour que les médias finissent par s’intéresser à ce qu’il s’y passe »

        Soit ça, soit déclarer l’indépendance d’un bout de terrain et construire ce qu’on veut :D