Les sanctions prises à l’encontre de ZTE s’assouplissent

Les négociations entamées entre Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump semblent en passe de porter leurs fruits sur le dossier ZTE. On apprend ainsi, de Bloomberg, que le géant chinois de la téléphonie voit depuis peu s’assouplir les sanctions prises à son encontre aux États-Unis. Première mesure encourageante pour ZTE, la levée – temporaire précise le média – d’une partie de l’embargo qui lui était imposé ces derniers mois.

Une décision prise par l’administration Trump qui a pour conséquence de laisser la firme reprendre son souffle… ainsi qu’une fraction de ses activités sur le sol américain, tandis que les États-Unis jaugent la pertinence d’une éventuelle levée des 7 ans de ban dont ZTE fait toujours l’objet à l’heure où nous rédigeons ces lignes.

Les États-Unis viennent de faire un pas en faveur du géant chinois ZTE, qui est autorisé à reprendre une partie de ses activités sur le sol américain.

Il faut dire que le dossier ZTE est devenu une affaire politique entre la Chine et les États-Unis, Donald Trump ayant promis – à titre de « faveur personnelle » au président chinois, note Bloomberg – de faire un geste pour débloquer la situation. Une amende de 1,3 milliard de dollars a donc été imposée à la firme, qui l’aurait réglée la semaine dernière après un changement complet de direction et l’arrivée d’un nouveau PDG. L’objectif actuel de la compagnie étant – semble-t-il  – de montrer patte blanche.

ZTE : Un retour timide et surtout provisoire aux États-Unis

Le retour de ZTE aux États-Unis reste toutefois modeste pour ne pas dire très parcellaire. La société est autorisée à rouvrir son service après-vente et mettre de nouveau à jour ses produits. Rien de plus. L’interdiction d’acheter des composants américains – principale sanction prise à l’encontre de la firme de Shenzhen – reste donc toujours d’actualité. On apprend en outre que si le géant asiatique n’a pas respecté l’ensemble des conditions fixées par l’accord signé en juin, cette autorisation prendra alors fin dès le 1er août.

Autre moyen de pression sur ZTE, la caution de 400 millions de dollars demandée en juin par l’administration Trump. Il semblerait que la marque ait déjà versé cette caution à Washington. Une somme qui tomberait directement dans les caisses américaines si ZTE devait – à nouveau – mal se conduire.

La nouvelle direction du géant asiatique aurait par ailleurs du pain sur la planche pour remettre la marque en ordre de bataille. Le trimestre de shut-down que ZTE s’est vu imposer lui aurait en effet coûté pas moins de 3 milliards de dollars, et la confiance que lui accordaient ses différents partenaires commerciaux aurait pour sa part été sévèrement écornée.

Il n’empêche qu’en bourse, les indicateurs sont dans le vert suite au retour timide, mais potentiellement progressif, de la firme sur le sol américain. En début de semaine sa côte bondissait ainsi de 10 % à Shenzhen et grimpait de 7,6% à Hong-Kong.

Crédit illustration : Wikimedia

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