Les sextos et l’alcool au volant ne font pas bon ménage

Un Canadien âgé d’une quarantaine d’années a pris le volant en état d’ébriété le mois dernier et il s’est rendu chez une femme croisée sur un site de rencontres, tout en l’abreuvant de sextos et de messages particulièrement grossiers. La police était là pour l’accueillir à son arrivée et elle a certainement dû apprécier l’ironie.

La scène s’est déroulée un dimanche, à Thetford Mines. Cette ville compte un peu plus de 25 000 habitants et elle se trouve au Québec, et plus précisément dans le comté des Appalaches en Chaudière-Appalaches.

Sextos

Étrangement, il vaut mieux éviter de prendre le volant en étant totalement ivre et d’envoyer des sextos dans la foulée.

Un homme de 49 ans originaire du coin a pris le volant en soirée pour se rendre chez une femme croisée sur un site de rencontres.

Il s’est pointé chez sa victime alors qu’elle était en train de déposer plainte

Les deux individus discutaient ensemble depuis quelques semaines lorsque l’homme a commencé à se faire plus pressant et à lui envoyer des messages à la fois vulgaires et grossiers. La femme a bien tenté de couper court à la discussion et de mettre un terme à leur relation virtuelle, mais ses efforts n’ont pas eu l’effet escompté.

En réalité, c’est même tout le contraire. Le Thetfordois a intensifié le mouvement et il a alors inondé la femme sous des sextos de plus en plus vulgaires. Choquée, cette dernière a donc décidé de porter plainte contre lui.

La police locale a envoyé un peu plus tard des agents chez elle pour recueillir son témoignage. Ils n’ont pas été déçus du voyage.

Le harceleur a en effet choisi ce moment précis pour faire irruption chez sa victime, totalement ivre, au volant de sa voiture. Pire, il avait envoyé une série de plusieurs sextos quelques minutes à peine avant de garer son véhicule devant le domicile de la femme.

Le cyberharcèlement touche de plus en plus les internautes

Les agents sont donc allés à sa rencontre. Après lui avoir fait passer un éthylotest et procédé à tous les contrôles d’usage, ils ont décidé de le conduire au poste. Il a été remis en liberté le lendemain après avoir décuvé et il passera devant le tribunal de la ville le mois prochain pour s’expliquer.

En attendant, il lui est interdit de communiquer avec la victime et il n’a plus non plus le droit de consommer de l’alcool. Son véhicule a été transporté à la fourrière et son permis de conduire a été révoqué pour une période de quatre-vingt-dix jours.

Il faut tout de même rappeler que les autorités ne plaisantent pas avec le cyberharcèlement. D’ailleurs, d’après les dernières études, environ 10 % de la population européenne aurait été confrontée au moins une fois à un cas de harcèlement de ce type. La CNIL a d’ailleurs publié un dossier complet sur le sujet, avec les numéros à contacter en cas de problème. Il est consultable à cette adresse.

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