Les travaux sur la grande centrale solaire photovoltaïque du Maroc se poursuivent

Des projets visant à développer des sources d’énergie renouvelables se poursuivent actuellement au Maroc à cause de l’absence d’hydrocarbures dans le pays. Le royaume a eu recours à de nouvelles sources d’énergie comme la géothermie, l’éolien et surtout le solaire. Il espère pouvoir ravitailler en 2018 la moitié du royaume en énergie.

La centrale photovoltaïque Noor devrait lui permettre d’atteindre ses objectifs. Elle symbolise en effet à elle seule la révolution énergétique se déroulant en ce moment même dans le pays.

Noor

Noor est une des plus grandes centrales solaires au monde.

Le premier volet a été inauguré en 2016. Depuis, deux autres volets ont été ajoutés et la construction du dernier, Noor-IV, a été lancée samedi dernier par le roi du Maroc Mohammed VI.

Noor-IV, la dernière étape du projet

Cette centrale gigantesque fait partie des plus grandes centrales du monde. Elle se trouve en effet à une vingtaine de kilomètres d’Ouarzazate et elle s’étend sur une surface de 137 hectares environ.

Une fois le projet achevé, Noor pourra alimenter les foyers de deux millions d’habitants en électricité. Selon l’agence officielle MAP, le dernier volet Noor-IV arrivera à produire 72 mégawatts une fois à terme. Il sera exploitable au cours des trois premiers mois de l’année prochaine.

Il est évident que pour réaliser de telles prouesses, le projet a demandé un énorme investissement de 70 millions d’euros. Les 61 millions d’euros de cette somme viennent de la banque allemande KfW.

Un consortium regroupant l’Agence marocaine pour l’énergie solaire (Masen) ainsi que la société saoudienne Acwa Power a eu le feu vert pour exploiter Noor-IV une fois les travaux achevés.

À noter qu’Acwa Power travaille déjà sur les autres parties du projet.

Des technologies variées

La centrale solaire a été construite en quatre étapes durant lesquelles des technologies variées ont été utilisées. Pour la première partie, Noor-I, l’autorité a choisi d’implanter des miroirs sur une vaste surface de 480 hectares afin de refléter les rayons du soleil pour fournir de la chaleur et réchauffer un fluide calorifère.

L’énergie ainsi produite va à son tour alimenter les turbines pour ensuite créer et générer de l’électricité. Les projets Noor-II et Noor-III sont en pleins travaux et fonctionnent de la même façon que le premier. Pour Noor-II, le dispositif s’étend sur 680 hectares.

Pour la dernière tranche, le Noor-IV, le rayon solaire capté par des cellules semi-conductrices va donner directement de l’électricité. L’autorité a en effet choisi d’utiliser des panneaux photovoltaïques pour cette tranche.