Les voyages dans l’espace seraient mauvais pour le coeur

L’Homme se passionne pour l’espace et les étoiles depuis de nombreux siècles maintenant mais il a du attendre les années 60 pour pouvoir fouler un autre sol que celui de sa planète. Tout le monde se souvient en effet avec émotion de l’exploit réalisé par les astronautes de la mission Apollo 11. Oui mais voilà, ces voyages spatiaux n’auraient pas été sans conséquence sur leur organisme.

Pas d’après l’étude remise cette semaine par des chercheurs travaillant pour l’Université de Floride de Tallahasse en tout cas.

Problèmes cardiovasculaires Astronautes

Les voyages spatiaux seraient mauvais pour le coeur finalement.

En s’intéressant aux astronautes du programme Apollo et de toutes les missions associées, ces derniers se sont effectivement rendus compte que ces hommes de l’espace présentaient tous d’importantes fragilités au niveau du coeur.

Les astronautes du programme Apollo ont souffert de nombreux problèmes cardiovasculaires

Et encore, ce n’est rien de le dire car la plupart de ces astronautes ont perdu la vie suite à des problèmes cardiovasculaires.

En tout, cette étude a porté sur pas moins de 42 astronautes et plus précisément sur 37 hommes et 5 femmes. Des hommes et des femmes répartis en trois groupes distincts : les membres du programme Apollo, les astronautes ayant participé au moins une fois dans leur vie à des missions en orbite basse et les « bleus » de l’espace, soit ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de quitter le plancher des vaches.

Le premier groupe comptait sept hommes, le second trente hommes et cinq femmes, et le dernier trente-deux hommes et trois femmes.

Ensuite, eh bien ils ont tout simplement croisé leurs données afin de déterminer des modèles. En procédant de la sorte, ils ont réalisé que les astronautes du premier groupe présentaient une mortalité d’origine cardiovasculaire bien plus élevée que ceux ayant effectué des missions en orbite basse. Quatre fois plus élevée, même. L’écart entre le premier et le troisième groupe est encore plus prononcé, bien entendu.

Cette étude a révélé un autre détail intéressant : tous les décès survenus dans ces trois groupes concernent des astronautes de sexe masculins.

La faute aux rayons ?

Afin d’aller plus loin, les chercheurs à l’origine de l’étude ont conduit des tests avec des souris mâles. Ils les ont en effet soumis pendant une dizaine de jours aux effets de l’apesanteur et des radiations ionisantes. Ensuite, ils ont attendu six mois et ils ont analysé l’état inflammatoire des cellules tapissant l’intérieur des vaisseaux sanguins.

Là, ils ont découvert une altération des fonctions de l’épithélium vasculaire, une altération sans doute provoquée par l’exposition aux radiations. D’après eux, elle n’aurait en effet rien à voir avec les effets de l’apesanteur. Etrange, n’est ce pas ?

Certes et ils pensent que c’est peut-être pour cette raison que les astronautes du programme Apollo présentent une telle fragilité au niveau du coeur. Ils ont en effet été bien plus exposés aux radiations que les astronautes travaillant en orbite basse car ces derniers ont pu profiter de l’effet protecteur de la magnétosphère terrestre, une magnétosphère qui réfléchit ce type de rayons.

Si leurs conclusions se vérifient, alors cela risque de poser quelques problèmes pour les voyages spatiaux longue distance.