L’ESA annonce le lancement de ARIEL pour 2028

Les scientifiques ont déjà découvert des milliers d’exoplanètes, dont beaucoup sont de taille similaire à la nôtre et potentiellement habitables. Mais si nous voulons savoir comment ces planètes se sont formées, comment elles ont évolué et si elles abritent la vie, il faudra trouver le moyen d’en savoir plus sur leur constitution chimique.

Avec sa mission ARIEL, la première consacrée à l’étude des atmosphères des exoplanètes, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) veut combler certaines de ces lacunes.

Espace

L’Europe à l’assaut des exoplanètes

ARIEL est l’abréviation de « Atmospheric Remote sensing Infrared Exoplanet Large survey », et la mission consistera à lancer un vaisseau spatial en orbite avec un ensemble d’instruments scientifiques de pointe pour regarder au-delà de notre système solaire. Ces instruments comprennent un ensemble de télescopes, des spectromètres proches infrarouges et des photomètres proches infrarouges.

À l’aide de ces outils, l’ESA prévoit d’étudier un échantillon d’environ 1 000 exoplanètes allant des géantes gazeuses aux mondes rocheux, avec un accent particulier mis sur les planètes chaudes. En effet, les températures plus chaudes favorisent des atmosphères bien mélangées et moins condensées, ce qui facilite l’étude de leur composition.

Pour ce faire, les scientifiques vont utiliser la spectroscopie de transit, un peu comme le télescope spatial James Webb et le Transiting Exoplanet Survey Satellite de la NASA qui seront lancés au cours de l’année prochaine. En fait, lorsque les exoplanètes orbitent trop près de leur étoile parente, la lumière aveuglante empêche de les photographier directement. Les scientifiques exploitent donc ce que l’on appelle le transit, lorsque l’exoplanète fait scintiller la lumière des étoiles en passant devant elles. Le transit permet non seulement de détecter la présence de l’exoplanète, mais aussi de déterminer des choses comme sa masse et son volume.

La première mission dédiée à l’étude des atmosphères des exoplanètes

En observant les transits à travers des filtres particuliers, les scientifiques pourront tirer des conclusions sur la composition des atmosphères des exoplanètes.

La mission ARIEL est la première étude dédiée aux atmosphères d’exoplanètes. Et, en construisant un catalogue d’observations basé sur des longueurs d’onde cohérentes, elle vise à explorer des questions comme : de quoi ces planètes sont-elles faites ? Comment elles et leurs systèmes planétaires se sont formés, et comment continuent-ils à évoluer ?

Le lancement de la mission ARIEL est prévu pour la mi-2028.