L’ESA va chercher des planètes similaire à la Terre

L’ESA compte elle aussi participer activement à la découverte de nouvelles exoplanètes. L’agence spatiale européenne a ainsi annoncé le lancement d’un nouveau programme à l’horizon 2026 : PLATO. Il se focalisera sur les planètes similaires ou proches de la Terre.

La NASA est devenue experte dans l’art de découvrir de nouveaux mondes. Kepler a en effet permis à l’agence de mettre la main sur des centaines d’exoplanètes différentes et certaines d’entre elles seraient même potentiellement capables d’accueillir la vie.

ESA Plato

L’ESA n’a pas l’intention de rester les bras croisés et elle compte ainsi prendre une part active aux recherches.

PLATO, un observatoire dédié aux exoplanètes

L’agence spatiale européenne a en effet levé le voile cette semaine sur un nouveau projet extrêmement ambitieux : PLATO, une abréviation pour PLAnetary Transits and Oscillations.

L’idée de départ est assez simple et elle consiste finalement à déployer dans l’espace un observatoire capable de découvrir et de catégoriser des exoplanètes en s’appuyant sur la méthode des transits, une méthode utilisée depuis de longues années par Kepler.

La mission n’est pas nouvelle et elle trouve ainsi ses origines en 2007. Claude Catala et son équipe l’avaient effectivement proposée en réponse à un appel d’offres lancé pour le programme scientifique Cosmic Vision.

Plutôt bien accueillie, elle n’avait malheureusement pas été retenue à l’époque, mais l’ESA a fini par ressortir le projet de ses tiroirs quelques années plus tard… pour le perfectionner ensuite.

Le lancement du satellite est programmé pour 2026

PLATO utilisera ainsi deux techniques pour repérer et catégoriser les systèmes planétaires étrangers. Il s’appuiera notamment sur la photométrie pour détecter le transit des planètes orbitant autour de leur étoile et l’astrosismologie pour dresser leur portrait-robot. Ces deux techniques seront ensuite complétées par la méthode des vitesses radiales et elles nous permettront de définir la masse, l’âge ou même le rayon des différents mondes repérés par nos instruments.

Pour mener à bien ces observations, l’ESA compte s’appuyer sur un satellite spécial équipé de vingt-six télescopes différents. Des algorithmes analyseront ensuite les données afin de repérer d’éventuels transits.

PLATO est donc une mission très ambitieuse et elle a nécessité plusieurs années de travail. Les nombreux investissements consentis par l’agence ont visiblement fini par payer puisque cette dernière a prévu de procéder au lancement du satellite en 2026, soit dans neuf ans.

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