L’ESA veut construire une base lunaire à l’horizon 2025

L’ESA ne compte pas laisser la Lune lui filer sous le nez. L’agence spatiale européenne a en effet signé un contrat avec ArianeGroup afin de travailler sur un projet de base lunaire.

L’annonce a été faite en début de semaine par André-Hubert Roussel, l’homme à la tête du groupe d’aérospatial. Ce dernier a révélé que le contrat signé entre les deux partis avait principalement pour but d’étudier et de préparer une mission lunaire à l’horizon 2025.

JAXA Lune

L’ESA pense en effet que la conquête de la Lune est une étape indispensable à la colonisation de notre système.

La Lune, une étape vers le reste de notre système

Il faut en effet rappeler que si notre satellite est profondément hostile à toute forme de vie, il contient tout de même de nombreuses ressources. Les missions lunaires entreprises ces dernières années ont en effet révélé que la Lune était entièrement recouverte de régolithe.

Or justement, ce matériau peut être exploité de différentes manières, notamment pour extraire de l’oxygène. Le régolithe lunaire comprendrait en effet 45 % d’oxygène.

C’est en substance ce que David Parker, le directeur en charge de l’exploration humaine et de la robotique, a tenu à rappeler : « L’utilisation de ressources spatiales pourrait être un élément clé de l’exploration lunaire durable. Cette étude s’inscrit dans le cadre du plan global de l’ESA visant à faire de l’Europe un partenaire de l’exploration mondiale au cours de la prochaine décennie ».

Un projet très ambitieux

Si le projet est ambitieux, l’ESA pourra compter sur le soutien de plusieurs partenaires et notamment d’ArianeGroup, d’ArianeSpace, de PTScientists et de Space Applications Services. Les trois premières vont travailler de concept pour développer un atterrisseur lunaire et la dernière se chargera pour sa part de fournir les installations de contrôle et les équipements de télécommunications.

Toutefois, l’agence spatiale européenne ne compte pas envoyer des hommes et des femmes sur la Lune. La mission envisagée reposera en effet sur des robots et des rovers.

Pour André-Hubert Roussel, ce contrat marque un vrai tournant pour son entreprise, bien sûr, mais aussi par l’Europe.

Il faut néanmoins noter que le Vieux continent n’est pas le seul à s’intéresser à notre satellite naturelle. La Russie compte elle aussi construire une base lunaire et il en va de même pour les Etats-Unis ou encore la Chine.

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