L’espace file de l’herpès aux astronautes

Selon une nouvelle étude de la NASA, des tests ont permis de découvrir que les virus dormants de l’herpès sont réactivés chez plus de la moitié des astronautes qui séjournent dans la Station Spatiale Internationale et la Navette spatiale américaine.

Ce qui est une très mauvaise nouvelle puisque selon la NASA, cela pourrait poser problème pour les missions spatiales lointaines.

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Le virus de l’herpès se propage plus facilement dans l’espace

Comme l’explique Satish Mehta, auteur de l’étude : « Pendant le voyage dans l’espace, la sécrétion d’hormones du stress telles que le cortisol et l’adrénaline, qui sont connues pour supprimer le système immunitaire, augmente. De la même manière, on a constaté que les cellules immunitaires des astronautes, en particulier celles qui suppriment et éliminent normalement les virus, deviennent moins efficaces pendant les vols spatiaux et parfois jusqu’à 60 jours après. »

Au cours de leur étude, publiée le mois dernier, Mehta et ses collègues ont effectué des analyses qui ont montré que les astronautes excrétaient plus de virus de l’herpès dans leur urine et leur salive qu’avant ou après leur voyage dans l’espace. Le coupable, pensent-ils, doit être le stress provoqué par les voyages spatiaux.

« Les astronautes de la NASA doivent supporter pendant des semaines, voire des mois, l’exposition à la microgravité et au rayonnement cosmique, sans parler des forces G extrêmes du décollage et de l’atterrissage. Ce défi physique est aggravé par des facteurs de stress plus connus, comme la séparation sociale, l’isolement et un cycle veille-sommeil modifié », a déclaré Mehta.

Un risque pour les futurs voyages dans l’espace lointain

Sur 89 astronautes étudiés, seulement 6 ont eu des éruptions d’herpès dans l’espace. Ce qui représente un taux d’environ 7%. C’est une bonne nouvelle, à priori, mais l’étude montre également que plus les astronautes restent dans l’espace, plus la propagation du virus s’aggrave. De quoi inquiéter les chercheurs qui pensent que le phénomène pourrait poser problème pour les voyages dans les espaces lointains.

« Même si une petite proportion seulement développe des symptômes, les taux de réactivation du virus augmentent avec la durée du vol spatial et pourraient présenter un risque important pour la santé lors de missions sur Mars et au-delà », peut-on lire dans le communiqué de presse de la NASA.

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