L’Ethiopie a réussi à planter 350 millions d’arbres en 12 heures

D’après les statistiques de l’ONU, actuellement, l’Éthiopie n’a plus que 4% de couverture forestière. Or, à la fin du XXe siècle, encore 32% du territoire éthiopien était boisé. Aujourd’hui, le pays fait face à différents problèmes. L’un d’eux est la crise climatique, qui se manifeste par l’érosion des sols, la déforestation, les sécheresses récurrentes et les inondations.

Pourtant, la majorité des Éthiopiens dépendent de l’agriculture pour subsister.

Forêt

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Afin d’inverser la tendance, le gouvernement éthiopien a lancé une grande campagne de reboisement. L’initiative est appelée « Green Legacy ». Elle est menée par le Premier ministre Abiy Ahmed lui-même. L’homme d’État a récemment indiqué, sur Twitter, que l’Éthiopie a réussi à planter 353 633 660 arbres en seulement douze heures.

Avec cette performance, le pays d’Afrique de l’Est bat le record mondial de reboisement, jusque là détenu par l’Inde. En 2017, ce dernier avait réussi à planter 66 millions d’arbres en mobilisant 1,5 million de volontaires.

Planter quatre milliards d’arbres d’ici octobre 2019

L’objectif du Green Legacy, auquel des millions d’Éthiopiens sont encouragés à participer, est de planter au total quatre milliards d’arbres d’ici octobre 2019. Actuellement, le pays a déjà enregistré 2,6 milliards d’arbres plantés. Les reboisements se feront pendant la saison des pluies, soit entre mai et octobre.

Lundi matin, le Premier ministre s’est rendu à Arba Minch, dans le sud du pays, pour y planter quelques jeunes pousses. Outre ce geste exemplaire, il a également donné l’ordre de fermer temporairement les services de l’administration publique de la capitale, Addis-Abeba, pour que les fonctionnaires puissent y participer.

Une lutte politique interne

Le gouvernement éthiopien a déployé beaucoup d’effort pour sensibiliser sa population à prendre part à l’immense campagne de reboisement. En effet, différents événements ont été organisés dans plus de mille sites à travers le pays.

D’après le Premier ministre, la portée de ce programme va bien au-delà de la lutte contre le réchauffement climatique. Sur RFI, il a déclaré qu’il s’agit également d’une lutte politique interne. Il a précisé que le projet permet de lier tout le monde autour d’une cause commune, car le pays fait actuellement face à une crise sociale, économique et politique.