L’étonnante histoire de Darrell Crawford, l’homme qui a le plus vieil ADN américain connu

Avoir l’ADN le plus ancien connu d’Amérique est tout sauf quelque chose d’anodin. Et c’est justement ce que vient de découvrir un américain qui ne s’y attendait pas du tout. Avant de mourir, un homme du Montana, du nom d’Alvin « Willy » Crawford, a demandé à son frère, Darrell « Dusty » Crawford, de faire analyser son ADN.

L’analyse a été réalisée par la société CRI Genetics qui a été complètement stupéfaite des résultats.

Modifications génétiques

Selon USA Today, CRI Genetics a déclaré que les résultats de Crawford étaient si exceptionnels que c’était comme trouver le Bigfoot.

Une étonnante découverte

CRI Genetics est une entreprise spécialisée dans les tests génétiques d’ascendance biogéographique. Ils sont capables de retracer votre constitution génétique dans le temps et dans l’espace, et tentent de trouver votre place dans l’évolution de l’humanité. C’est donc ce qu’ils ont fait pour Darrell Crawford et ont découvert, avec des résultats précis à 99%, que la lignée de Crawford remonte à 55 générations. CRI Genetics a déclaré qu’ils n’étaient jamais remontés aussi loin dans la datation de l’ADN d’une personne. Cela fait officiellement de Crawford la personne qui a le plus vieil ADN américain trouvé sur le continent.

Au départ, Darrell Crawford voulait faire le test simplement pour faire plaisir à son frère mourant. Mais il était loin d’imaginer que cela donnerait de tels résultats. Le seul regret pour lui, c’est de ne pas pouvoir partager ces résultats remarquables avec son défunt frère. « C’est lui qui m’a encouragé à faire cela et il voulait comparer nos résultats. J’aurais aimé pouvoir le lui montrer. Cela l’aurait complètement abasourdi. », a déclaré Crawford.

Les derniers Crawford vivaient dans la réserve indienne des Pieds-Noirs à Heart Butte, dans le Montana, une réserve amérindienne créée pour la tribu des Pikunis (aussi appelées Blackfeet, « Pieds-Noirs »). Jusqu’à ce qu’il fasse analyser son ADN, Darrell Crawford pensait que ses ancêtres avaient migré en Amérique du Nord pendant la période glaciaire, en traversant le pont terrestre de Béring, une ancienne voie de migration humaine d’Asie vers les Amériques.

Toutefois, les résultats du test d’ADN montrent que les ancêtres des Crawford sont plutôt venus du Pacifique. Ils se sont dans un premier temps installés en Amérique du Sud, puis se sont déplacés vers le nord. Mais tout cela reste une théorie, car même si CRI Genetics  se vante d’avoir un taux de précision de 99%, d’autres variables importantes entrent également en jeu lorsqu’on retrace la constitution génétique d’un individu dans le temps et dans l’espace.

Des ancêtres arrivés en Amérique il y a environ 17 000 ans

Les Crawford appartiennent à l’Haplogroupe B2 du génome mitochondrial humain, un sous-ensemble de la population génétique qui s’est installé dans l’Arizona il y a environ 17 000 ans. On les retrouve également en très petit nombre en Alaska et au Canada. C’est l’un des quatre principaux groupes amérindiens qui ont peuplé le continent. Constitués en clans, ils descendent de quatre ancêtres féminins : Ai, Ina, Chie et Sachi. D’après les recherches de CRI Genetics, Crawford est issu du clan Ina. Les plus proches parents de ce groupe ADN se trouvent, en plus de l’hémisphère occidental, en Asie du Sud-Est.

Pour la communauté scientifique, les résultats de Crawford sont monumentaux. Grâce au test qu’il a effectué à la demande de son défunt frère, le plus ancien ADN américain jamais testé a désormais reculé de 17 000 ans. Pour Crawford, la découverte vient confirmer la présence de ses ancêtres dans la région depuis très très longtemps.

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