L’humanité consomme trop pour sa planète

Global Footprint Network a mené une étude de longue haleine portant sur l’impact de notre consommation sur notre environnement et sur notre planète. Le résultat est loin d’être positif. L’humanité consomme en effet beaucoup trop et la Terre ne suffit plus à ses besoins. Bien sûr, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne.

Fondée en 2003, Global Footprint Network est une organisation à but non lucratif et elle s’est donné pour mission de faire progresser le développement durable en limitant autant que possible l’empreinte écologique de nos sociétés modernes.

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Elle oeuvre donc pour un avenir radieux, un avenir dans lequel les êtres humains pourront s’épanouir sans pour autant détruire sa planète.

L’humanité consomme trop

Basée à Oakland en Californie, l’association est également présente en Europe et elle a ainsi des bureaux à Bruxelles et à Genève. Elle a en outre mis en place un réseau regroupant plusieurs dizaines d’organisations partenaires parmi lesquelles figure le WWF.

Global Footprint Network mène régulièrement des études portant sur nos habitudes de consommation et la dernière en date a été publiée la semaine dernière. Elle porte sur l’empreinte écologique des nations et elle prend plusieurs éléments en compte afin de l’évaluer. Comme la quantité de ressources biologiques nécessaires à la consommation d’un pays et de ses habitants, par exemple, ou encore l’absorption de ses déchets.

Afin de coller au maximum à la réalité, l’organisation a pris la décision de ne pas prendre en compte les exports de chaque pays dans son calcul. Les imports sont compris en revanche, pour des raisons assez évidentes.

Grâce à ces mesures et à la manière dont sont traitées les données récoltées par l’organisation, cette dernière peut déterminer si l’empreinte écologique d’un pays est supérieure à sa biocapacité.

Les États-Unis, la Chine et l’Inde font partie des mauvais élèves

L’étude a donc révélé d’importantes disparités à travers le monde. Certains états accusent en effet un déficit écologique élevé et c’est notamment le cas des États-Unis, de l’Inde et de la Chine. Pour le premier, cela traduit un véritable problème de consommation puisque le territoire américain dispose de beaucoup de ressources naturelles. Plus que la plupart des pays européens en tout cas.

Toutefois, et c’est plutôt positif, les États-Unis ont considérablement diminué leur empreinte écologique depuis 2005 et le pays affiche même depuis 2013 le niveau d’empreinte carbone par habitant le plus bas depuis les années 80.

Le Brésil, le Canada, la Finlande et l’Australie disposent eux aussi d’une importante réserve écologique, mais leur biocapacité s’est considérablement réduite au fil de ces dernières années. Dans ce contexte, ils risquent de se retrouver très rapidement en déficit écologique s’ils n’inversent pas la tendance et s’ils ne prennent pas garde à leur consommation.

Certains pays ont tout de même réussi à se développer durablement. Dans le lot, on compte notamment l’Espagne, l’Irlande ou même le Danemark.

Dans son rapport, Global Footprint Network donne aussi quelques pistes de réflexion. Pour l’organisme, le moyen le plus rapide pour un pays de réduire son empreinte écologique consiste ainsi à investir sur des sources d’énergie les plus écologiques possible.

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