L’IA à la rescousse des chasseurs d’extraterrestres ?

L’IA est partout, absolument partout et elle prend des formes très variées. Elle est notamment utilisée dans nos voitures autonomes, mais également dans nos smartphones, pour fournir les réglages les plus adaptés aux scènes photographiées ou même pour traduire à la volée des affiches, des brochures ou même des dialogues.

L’Université de Plymouth pense pour sa part que l’intelligence artificielle peut également nous aider à identifier les exoplanètes susceptibles d’accueillir une forme de vie extraterrestre, primitive ou pas.

JAXA

La Jaxa a trouvé une solution pour nettoyer l’espace et elle est en train de la tester.

Pendant plusieurs mois, une équipe de chercheurs de l’établissement a ainsi travaillé sur une IA capable d’estimer la probabilité de la présence d’une forme de vie sur les exoplanètes détectées à l’aide de nos instruments.

Une IA spécialisée dans la chasse aux extraterrestres

L’Univers, comme chacun le sait, se compense d’un nombre conséquent de galaxies abritant chacune des centaines de milliers de systèmes susceptibles d’héberger une ou plusieurs étoiles et une myriade de planètes.

Si nos instruments nous permettent de voir loin, l’étude des exoplanètes demande un investissement important en termes de personnel.

Le Dr Angelo Cangelosi, le responsable du projet, a donc eu l’idée de développer avec ses collaborateurs une intelligence artificielle capable d’analyser les données récoltées par nos instruments afin de déterminer les exoplanètes les plus susceptibles d’abriter la vie.

L’IA en question se base sur plusieurs réseaux neuronaux dans lesquels figurent les données à traiter. Grâce aux algorithmes développés par les chercheurs, le programme est capable de classer les planètes repérées par nos télescopes en cinq catégories différentes, des catégories variant en fonction de leur degré de ressemblance avec la Terre actuelle, la Terre primitive, Mars, Vénus ou bien Titan, la lune de Saturne.

Cinq catégories au choix

En effet, d’après les observations et les études menées ces dernières décennies, ces planètes sont les plus susceptibles d’abriter la vie et les chercheurs ont donc choisi de se baser sur les données de notre propre système pour nourrir leur intelligence artificielle.

Ces chasseurs d’extraterrestres ont ensuite entraîné pendant plusieurs mois leur IA en se basant sur les données de plus d’une centaine d’exoplanètes, des données se répartissant en plusieurs centaines de paramètres déterminant le degré d’habitabilité d’une planète.

Depuis la toute première version, cette IA a beaucoup évolué et ses concepteurs comptent la présenter à l’occasion de l’EWASS, et donc de l’European Week of Astronomy and Space Science. La nouvelle édition de l’événement se tiendra à Liverpool cette semaine et nous devrions donc en apprendre très vite davantage sur cette intelligence artificielle.

Il faut d’ailleurs rappeler que le Dr Angelo Cangelosi et ses associés ne sont pas les seuls à avoir travaillé sur une IA de ce type. Google a en effet collaboré avec la NASA et la firme a ainsi développé un programme similaire spécialisé cette fois dans la chasse aux exoplanètes.

Une preuve supplémentaire que l’intelligence artificielle peut prendre des formes très différentes.