Liberty Land : arrestation des responsables du site

Certains d’entre vous connaissent peut-être Liberty Land et pour cause, puisque ce site fournissait des liens vers des contenus pirates et vous permettait ainsi de télécharger des films, de la musique et des jeux sans rien débourser. Un peu plus tôt dans la semaine, nous avons appris que plusieurs administrateurs du site avaient été arrêtés par les forces de police. Une opération rondement menée puisqu’elle a eu simultanément lieu en Normandie, à Marseilles et à Rennes. Au total, cinq personnes sont désormais sous les verrous alors même qu’elles avaient tout fait pour effacer leurs traces…

A une époque pas si lointaine, lorsque nos gouvernements ignoraient jusqu’à l’existence même du web, les sites de warez proposant des liens en direct download étaient légion. Oui, mais nous étions tous en 56k (au mieux) et autant dire qu’il valait mieux prévoir plusieurs jours pour télécharger un film de 700 Mo. Sans oublier que tous ces fichiers étaient découpés en une multitude de petits fichiers et qu’il suffisait d’un lien mort pour anéantir toutes nos espérances. Depuis, les choses ont changé, l’ADSL s’est répandu comme la peste et des plateformes dédiées comme Megaupload ou Rapidshare ont même fait leur apparition.

Et justement, ce que proposait Liberty Land, c’était justement des liens pointant vers des séries, des films, des albums, des jeux et des logiciels hébergés sur ces services. Un site créé en 2009 mais qui est parvenu à se tailler très rapidement une énorme part du gâteau puisqu’il revendiquait un peu plus de 800.000 utilisateurs réguliers et qu’il a même figuré dans les 200 sites les plus fréquentés en France. Notons que le site n’hébergeait pas de contenu sur son propre serveur, il se contentait tout simplement d’indexer des liens pointant vers des contenus illicites et hébergés ailleurs.

Les forces de police ont donc arrêté cinq personnes parmi lesquelles on peut trouver le fondateur du site, deux administrateurs, un encodeur et un uploadeur. Cinq personnes qui risquent jusqu’à cinq années de prison et 500.000 euros d’amende. Ce qu’il faut signaler, c’est que nos cinq compères passaient par un VPN afin de rester anonymes mais cela n’a visiblement pas suffit. Comme quoi, le VPN, ce n’est pas non plus une solution miracle. Même chose d’ailleurs pour les comptes offshore…

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