Clicky

Licenciée pour des messages privés envoyés sur Facebook

À Toulouse, une femme a été licenciée après avoir tenu des propos dénigrants et injurieux sur la messagerie privée de son compte Facebook. Les commentaires visaient son employeur et ses collègues de bureau.

L’affaire remonte à l’année dernière. L’employée venait de reprendre le travail après un arrêt de travail de six mois et elle a alors envoyé plusieurs messages dénigrants et injurieux à un tiers en s’appuyant sur la messagerie privée intégrée à Facebook.

Les insultes auraient pu passer inaperçues, mais la femme a oublié de fermer sa session et de verrouiller son poste après l’avoir quitté.

Une femme licenciée pour avoir tenu des propos injurieux sur Facebook

L’employeur est alors tombé dessus en se connectant sur le poste. La femme a été immédiatement convoquée pour un entretien préalable avant d’être mise à pied et licenciée pour faute grave.

L’affaire a fini devant le conseil des prud’hommes et ce dernier a alors donné raison à l’employeur.

Passablement agacée par la décision rendue par le conseil, l’employée a décidé de faire appel. La Cour de Toulouse a rendu son verdict au début du mois, confirmant du même coup la décision prise par les prud’hommes.

Cette décision a été principalement motivée par la mise en scène faite autour de ces messages. La Cour a en effet déterminé que la salariée n’avait pas cherché à cacher son hostilité envers ses supérieurs hiérarchiques et ses collègues dans la mesure où elle a reconnu avoir volontairement laissé sa session Facebook ouverte sur son poste de travail, rendant du même coup publique sa correspondance privée.

La Cour d’appel n’a pas retenu le caractère privé des messages

Bien sûr, l’employée a tenté de mettre en avant le caractère privé des échanges, mais la Cour a estimé que ces messages avaient été volontairement portés à la connaissance des autres salariés de l’entreprise. Elle a donc déterminé que la femme avait eu volontairement un comportement irrespectueux envers ses collègues de travail et déloyal à l’égard de son employeur et de la société.

En conséquence, la Cour a approuvé la décision rendue par le conseil des prud’hommes, entérinant du même coup le licenciement pour faute grave. Elle a également condamné l’employée à une amende de 1500 €, une amende à verser à l’employeur au titre des frais avancés pour le procès.

Moralité, si vous avez parfois tendance à vous lâcher sur Facebook, alors il sera préférable de bien penser à fermer votre session après avoir quitté votre poste de travail.

Mots-clés facebookjusticeweb

Fred

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.